Sexo & Love - Comme dans un film

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Comme dans un film
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Des fois, les choses se passent comme dans les films. Ce jour-là à vrai dire, les choses se sont même passées comme dans un film classé X.

Elle avait emménagé depuis quelques mois dans un appartement dont elle était littéralement tombée amoureuse. Pour un loyer très modéré elle jouissait de 100m² de parquets, moulures et hautes fenêtres qui laissaient entrer des flots de lumière à toute heure de la journée. Le loyer dérisoire s’est vite expliqué par les nombreux désagréments d’un vieux logement, certaines boiseries avaient bougé et les portes fermaient mal, la plomberie faisait d’étranges glouglous et il y avait une fuite sous l’évier…

Un matin, une petite flaque sur le sol de la cuisine attira son regard. Elle n’était pas tout à fait réveillée, emmitouflée dans un peignoir informe par-dessus sa nuisette pour garder un peu de la chaleur de son lit. Elle soupçonna immédiatement le chat mais elle entendit le ploc d’une goutte. Le chat n’avait pas fait de bêtise, mais la chaudière s’était mise à fuir. La veille des vacances ! Bien sa veine ça, personne ne serait disponible.
La secrétaire qui lui répondit était très aimable et surtout particulièrement efficace ; un de leurs employés finissait justement une intervention dans le quartier et pourrait être chez elle rapidement. A peine avait-elle fini d’éponger la flaque qu’elle entendit frapper à sa porte.

Un courant d’air glacé s’engouffra dans le couloir et sous son peignoir quand elle ouvrit au réparateur. Elle le fit entrer rapidement pour pouvoir refermer derrière lui et frissonna.
Devant la chaudière il poussa un soupir et lâcha « ah oui, quand même ». Il se tourna vers la jeune femme et, avec l’air d’un médecin annonçant son triste diagnostic, l’informa qu’il ne serait pas simple de remettre d’aplomb le vieil appareil. Sur ce, il commença à déballer ses outils.

Elle resta un instant les bras ballants, gênée de ce qu’elle semblait être en train de surveiller le chauffagiste, mais sans pour autant oser quitter la pièce. Se rappelant le froid mordant qu’il faisait à l’extérieur elle proposa un café, espérant ainsi occuper ses mains et passer le temps plus vite. Quand elle lui offrit une boisson « pour le réchauffer », elle se sentit rougir dans la seconde en voyant le sourire amusé du réparateur. Elle se retourna vivement pour se concentrer sur le dosage de l’arabica dans le filtre.

L’eau commençait à s’écouler lentement, et elle osa à nouveau se tourner. L’homme lui tournait le dos et elle put l’observer à loisir. Il ne correspondait pas au cliché de l’homme bedonnant en bleu de travail taché ; de taille moyenne, les cheveux raides très noirs, il avait le physique d’un danseur de tango argentin. Ses mains étaient larges et carrées, les ongles taillés très courts et la peau sèche d’un travail manuel quotidien. Elles tranchaient sur le reste du corps et ajoutaient une note de virilité qui ne laissa pas la jeune femme insensible. Un frisson la parcourut, la couvrant de chair de poule sans que le froid en soit cette fois la cause.

Elle lui tendit une tasse fumante « votre café, tenez ». L’homme s’approcha en la fixant dans les yeux et saisit dans sa main la tasse et les doigts de la jeune femme. Elle était comme hypnotisée par les yeux noirs et sursauta quand elle sentit son contact. En silence il l’observait toujours, et s’était approché d’elle au point de toucher son peignoir. Après quelques secondes qui troublèrent profondément la jeune femme il lui dit merci et retourna à sa tâche.

Elle avait du mal à cacher son émotion et cherchait fébrilement par quel moyen elle pourrait le retenir un peu plus quand il lui annonça que la chaudière était réparée et qu’elle pourrait lui servir encore quelques temps. D’une voix étouffée au débit trop rapide elle le remercia et lui demanda si elle pouvait abuser de lui… « ou plutôt de son temps » corrigea-t-elle en rougissant à nouveau, pour qu’il lui montre comment purger ses vieux radiateurs.

Ils firent ainsi le tour de l’appartement, et elle lui ouvrit la porte de sa chambre où se trouvait le radiateur « le plus bruyant » selon elle. Elle baissa les yeux, faussement pudique, quand il passa à côté d’un tiroir ouvert d’où débordait toute la dentelle de sa lingerie. Elle lui lança en revanche un regard lourd de reproche quand ils sortirent de la chambre sans qu’il n’ait tenté d’approche.

Dans la cuisine, il ramassa ses outils et les rangea soigneusement. Il lui demanda un stylo pour remplir ce qu’il appelait une fiche d’intervention, elle regarda encore cette main puissante. Une vague déception lui serrait le ventre, des phrases commençant toutes par « et si… » venaient à son esprit.

Elle ne s’attendait plus à rien et ne comprit pas tout de suite se qui se passa ; il lui tendit son stylo mais quand elle le prit il ne le lâcha pas. Il s’approcha d’elle, comme la première fois, et quand elle sentit le contact de son corps contre elle et en eut le souffle coupé.

Il se pressait contre elle et, lui ayant passé un bras autour de la taille, la fit ainsi reculer jusqu’à ce qu’elle sente le bord de la table de cuisine contre son dos. « Je meurs d’envie de faire ça depuis que je t’ai vue » lui dit-il dans un sourire tandis qu’il ouvrait grand son peignoir et le faisait glisser de ses épaules. Il la saisit par la taille de ses larges mains et en un mouvement la posa sur la table.

Il avança entre ses jambes, faisant remonter le fin tissu de la nuisette tout en haut des cuisses de la jeune femme. Il tira sur le tissu qui cachait à peine sa poitrine et lécha la pointe d’un sein libéré. Ils n’échangeaient pas un mot, n’écoutaient que le bruit de leurs souffles courts. La jeune femme emprisonna l’homme avec ses jambes et le serra contre elle comme elle serrait encore dans sa main le stylo qu’il lui avait rendu. Elle tâtonna sans succès pour ouvrir son pantalon et il s’en chargea à sa place rapidement. Elle sentit en elle son sexe dur et trapu et se dit avant qu’une vague de plaisir ne balaie toute pensée consciente que ce sexe devait ressembler aux mains de l’homme et être fort et large.

Elle ne put pas dire par la suite si cela avait duré longtemps ou juste un instant. Il lui restait seulement le souvenir d’une formidable jouissance, de mains sur tout son corps et d’un regard profond qui la fixait.

Quelques semaines plus tard elle a rappelé l’entreprise en charge de sa chaudière, et un petit homme bedonnant en bleu de travail est venu changer un joint. Elle ne lui a pas offert de café.

Sur la première fiche d’intervention, elle n’a jamais réussi à déchiffrer la signature du réparateur, quelques traits vite tracés de sa main carrée.


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Edité par Blairote Publié le 05-01-2009
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