Sexo & Love - Comment j'ai perdu ma libido après un traitement pour une endométriose

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Une vie sans libido, c'est la déprime © Shutterstock
Une vie sans libido, c'est la déprime
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Traitement de l'endométriose : ses conséquences sur la sexualité.

Une femme sur trois est atteinte d'une endométriose statistiquement, mais pour le savoir il faut passer une célioscopie (autant dire qu'on ne se fait pas ouvrir le ventre juste pour un simple contrôle), donc souvent certaines femmes l'ont sans le savoir.

L'endométriose mais qu'est-ce donc ?

Il s'agit d'un développement du tissu endométrial en dehors de la muqueuse utérine.
Elle se manifeste par de violentes douleurs pelviennes lors des rapports sexuels ou lors des règles qui sont souvent abondantes .

Comment traiter cette maladie?

Pour remédier à cette douleur et traiter l'endométriose une seule solution : l'ablation du surplus de tissu par célioscopie avec à la clé 3 petites cicatrices (1 au niveau du nombril et 1 de chaque côté du nombril).

Une fois que vous avez fait ça vous pouvez reprendre une vie normale. Le seul hic c'est que ça peut revenir. La rechute peut être variable en fonction des femmes (6mois, 1an, 3ans...) et ce jusqu'à la ménaupose où nous n'avons plus de soucis.
Ces développements de tissu endométrial s'arrêteraient à cette période.

Pour éviter que la formation de ses tissus ne reviennent et sur le conseil de mon gynécologue obstétricien (celui qui m'a opéré), on m'a fait une piqure pour mettre mes ovaires au repos.

Cela était censé retarder l'apparition de ces vilains excès de tissus et ainsi préserver ma fécondité, tout en sachant que cela pouvait revenir quand même malgré tout.

Mon chirurgien m'avait prévenu que ça n'allait pas être une partie de plaisir car cette ménaupose artificielle n'était pas sans effets secondaires (abscence de règles, irritabilité, perte de désir sexuel, migraine, bouffés de chaleur...et j'en passe).
Mais il insistait sur le fait que dès que la piqure aurait fini ses effets (6 mois après) tout reviendrait dans l'ordre comme si de rien n'était.


Mon expérience de la chose

La plupart du temps lors de cette maladie on se soucie principalement du fait que cela peut rendre inféconde (ce qui est relativement important). Les femmes ressentent le besoin d'enfanter c'est dans notre nature.

J'ai fait confiance à mon chirurgien, selon lui c'était la meilleure solution à adopter, j'ai donc fait cette piqure.

L'infirmière m'a donc fait 2 injections à 3 mois d'intervalle. J'ai pu constater les désagréments des symptômes de la ménaupose et franchement aujourd'hui je comprends mieux ma mère.

C'est comparable au mal être de l'adolescence (pour celle qui on connu ça), mais je crois en pire. Toujours de mauvaise humeur et malheureuse à la fois. (Jean qui rit, Jean qui pleure...une vrai folle).
Ma libido a commencée à s'amoindrir à partir de là. Mais malgré tout je me suis toujours tenue de faire l'amour avec mon compagnon 1 fois par semaine, même quand je n'en avais pas envie.

Durant 6 moins notre vie sexuelle a été merdique, mais bon ce n'était pas grave. Mon compagnon savait que ce n'était pas de ma faute et qu'il fallait être patient. Il me rassurait donc à chaque fois que j'avais des doutes, car je lui disais que j'en avais marre de ne rien ressentir pendant l'acte sexuel.

Puis après les 6 mois toujours pas de libido, toujours aussi irritable et de mauvais caractère, mais c'était de pire en pire car avec le temps peu à peu on oublie ce qui était bien (en général on vit le moment présent...) et souvent il commençait à m'arriver de penser que c'était mon compagnon qui était nul au lit.

Aujourd'hui cela fait 2 ans que je suis toujours dans le même cas.

Mon chirurgien-gynécologue ne comprend pas que tout ne soit pas revenu dans l'ordre, mais ne m'a jamais fait faire aucun examen pour essayer de comprendre (en fait il ne sait pas et il s'en fou: il a fait ce qu'il avait à faire maintenant ce n'est plus de sa compétence et retourne le problème en me disant que c'est psychologique. Un peu facile!)

Par dépit je suis allée voir un généraliste qui m'avait prescrit des œstrogènes et de la DHEA pour soit-disant me réguler et me réactiver les hormones. Ça a un peu fonctionné pendant 1 mois ou 2 puis après j'étais de plus en plus irritable, sans compter que j'avais de terribles migraines et de plus en plus fréquentes.

Ne voyant pas de résultats, je m'en suis retournée vers un spécialiste : un endocrinologue.
Et là je suis certainement mal tombée car il m'a direct envoyé voir un psychiatre pour me calmer les nerfs car selon lui en me voyant cela viendrait d'un problème nerveux (et donc psychologique).
Tout ça sans me demander si j'avais pris un traitement ou autre c'est moi qui ai du préciser que mon généraliste m'avait donnée des œstrogènes et de la DHEA (ce qui fallait évider de faire par ailleurs).
Je me demande toujours comment un médecin digne de se nom peut faire un diagnostique sans poser de questions à son patient. (Malheureusement ils sont nombreux à se soucier plus de savoir si on va les payer en chèque ou en espèce plutôt que de se concentrer sur le patient comme étant un être humain et non un cas!!!!)

Bien sûr je suis allée voir le psychiatre, mais là pareil pas d'écoute réellement attentive. Mais au moins j'ai compris que ce n'était pas qu'un problème de libido mais que c'était un tout. Notamment un problème de nervosité et de déséquilibre de mon corps que l'on avait maltraité de l'intérieur.

Cela fait maintenant 2 ans, sans une vie sexuelle épanouie ça fait long quand même dans la vie d'un jeune couple. Je n'avais que 28 ans quand ça m'est arrivé.

Surtout que le sexe était très présent dans notre vie amoureuse. Nous faisions quasiment l'amour tous les jours et même plusieurs fois par jour.
J'ai toujours aimé le sexe et ça depuis l'âge de 15ans...
Pour vous dire que l'on avait une vie sexuelle épanouie, le lendemain de ma célioscopie et sur ma demande nous avons fais l'amour au risque de me réouvrir les points de sutures et malgré la douleur j'étais quand même excité.

Aujourd'hui je n'ai pas la moindre pulsion sexuelle, aucun désir, je passe mon temps à faire semblant. En désespoir de cause et faute de trouver des médecins compétents et consciencieux, je me suis orientée vers la médecine douce : la médecine chinoise par acupuncture et traitement par les plantes.

Je crois que c'est mon dernier espoir de retrouver une sexualité normale. (affaire à suivre...)

Alors mesdames, je sais que nous sommes nombreuses à découvrir que nous sommes atteinte de cette maladie ou anomalie.
Surtout si on vous parle de ménaupose artificielle pour prévenir les risques de rechute, sachez que les médecins n'ont aucun recul sur cette pratique. On ne joue pas avec les hormones. Il s'agit juste de reculer pour mieux sauter.

Sur un forum de discutions sur l'endométriose, il y a même des femmes qui ont dû se faire réopérer de kystes seulement 6 mois après!!!Alors réfléchissez bien avant de prendre ce genre de décision, moi si c'était à refaire, je ne le referais pas!!! Je préfère repasser sur le billard que de ne plus avoir de vie sexuelle à 28 ans. C'est tout de même primordial pour le bien être d'un couple.

Mais ça dans cette maladie personne n'en parle...


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Edité par Secretsdebeaute Publié le 08-10-2008
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Commentaires publiés

Ecrit par : Smilys Le 11-11-2008 à 23:08
Ayant appris que j'étais également atteinte d'endométriose,je viens de lire cet article et ça me fais bien peur car je suis pour le moment en fait de traitment de cette fameuse ménopause artificielle et c'est vrai que le médecin ne m'avais pas prévenu de tous ces symptomes mis a part les bouffées de chaleur.
On m'a également opérée avant le traitement et pour l'instant c'est vrai que j'ai un manque de libido et depuis quelques jours des migraines. J'espère que cela ne va pas continuer quand mes règles recommenceront.
Mais pour ma part,je dois dire que je préfère un manque de libido plutot que ces douleurs atroces que j'avais avant.

 
 
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