Sexo & Love - Elle est lui

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Elle est lui
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A huit ans, Aline ne ratait jamais un épisode de Lady Oscar. Ce personnage de dessin animé, déguisée en homme mais pourtant bien femme la fascinait.

La petite fille avait les mêmes longs cheveux dorés que son héroïne et refusait farouchement qu’on les lui coupe. Au fil du temps la petite fille se mua en jeune femme.

Elle conservait seulement de son enfance ses longs cheveux mais avait abandonné les couettes comme les jupes ; elle nouait rapidement ses boucles en un gros chignon et portait un jean trop large sous lequel on ne pouvait devinait ses formes.

Depuis l’adolescence on la qualifiait de garçon manqué, on la plaisantait sur son manque de coquetterie et les plus indélicats émettaient des doutes sur son orientation sexuelle. Aline savait parfaitement qui elle était et ne se souciait pas des remarques. Elle savait qu’elle n’était pas homosexuelle depuis qu’une prof de mathématiques lui avait fait des avances. L’enseignante avait appelé son élève à la fin d’un cours pour lui faire reprendre un exercice et tandis qu’Aline écrivait une équation au tableau, elle avait senti la main étrangère se glisser sous son pull et remonter pour attraper un de ses seins. Elle se retourna et sa professeur plaqua un baiser sur ses lèvres et sa main sur son sexe. Rougissante et confuse Aline se dégagea de cette étreinte et courut hors de la salle de classe.

Elle n’avait ressenti que la pointe d’excitation mécanique que l’on ressent forcément sous certaines stimulations mais elle n’avait aucun désir pour ce corps de femme. Elle s’imagina un instant en train de palper et caresser un sein et cela ne l’émoustilla pas une seconde. Elle en vint à la conclusion qu’un homme était sûrement ce qu’attendait son corps. Elle n’en garda pas moins son apparence asexuée, se disant qu’un homme pour qui elle compterait vraiment passerait outre quelques couches de tissu.

A la puberté elle eut quelques prétendants. Elle fut énormément déçue. La conclusion qu’elle tira de quelques rapprochements physiques fut que les garçons de son âge s’intéressaient justement que trop à ce qu’il y avait sous ses vêtements. Elle s’agaçait aussi de voir toutes ses petites camarades dont l’unique souci semblait être ces mêmes garçons et qui faisaient tout pour les attirer. Elles misaient sur des toilettes trop courtes, trop moulantes, trop provocantes. Les garçons les désiraient et les méprisaient. Aline ne voulait par faire partie de cette mascarade.

Quand Aline se présenta à ses premiers entretiens d’embauche, elle se présenta vêtue d’un tailleur pantalon sobre et gris, à la coupe unisexe, ses cheveux plaqués et serrés dans un chignon strict. Elle obtint un rendez-vous pour un poste de chef de projet Internet. Le responsable des RH la toisa en silence avant de débuter l’entretien. A la deuxième question il l’avait appelé Alain et la jeune femme, sans savoir elle-même pourquoi, ne le détrompa pas. Une heure plus tard il lui avoua qu’il n’aimait pas trop que les hommes portent les cheveux mais qu’il savait faire la part des choses entre ses à priori et ce qu’il fallait à l’entreprise. Aline était embauchée. Elle reçut son badge personnel le premier jour, et sous sa photo il était écrit Alain.

Elle avait beaucoup réfléchi et pris la décision de se taire. Après tout elle avait été embauchée pour son parcours professionnel et son expérience et par pour son sexe. Sa décision ne lui pesa à aucun moment, elle n’avait pas à changer sa garde-robe, ne s’était jamais maquillée et n’essaierai pas non plus de se déguiser en homme. Et acheta deux ou trois pulls larges pour cacher ses formes et ne porta plus que des soutiens-gorges de sport pour comprimer sa poitrine. En se regardant dans un miroir elle se trouvait une tête d’homme efféminé mais ce serait bien suffisant.

Les choses se corsèrent à cause de ses collègues. Dans un service informatique l’effectif est principalement masculin et elle dut subir quelques sous-entendus, on ne la soupçonnait plus d’être lesbienne mais toujours d’être homosexuelle ! Elle trouvait la situation assez cocasse et avait bien souvent envie de répondre que oui, elle préférait les hommes. Elle devait aussi s’arranger pour ne jamais croiser ses collègues aux toilettes qui auraient été interloqués de la voir s’enfermer systématiquement dans un cabinet et ne pas faire dans un urinoir, debout à côté d’eux.

Après quelques semaines, Aline était parfaitement intégrée au sein de l’équipe. Ses collègues appréciaient son professionnalisme, son humour et qu’elle soit toujours partante pour partager après le travail un verre ou un gueuleton.

Ils étaient trois ou quatre à se retrouver régulièrement autour d’un verre. Antoine était marié et s’évadait un peu de son quotidien auprès d’Aline, Nicolas et Patrice, célibataires endurcis. Ces deux derniers détaillaient et comparaient leurs conquêtes avec force détails et fanfaronnade et poussait Aline à en faire de même. Elle restait évidemment évasive, évoquant quand ils insistaient trop une imaginaire petite secrétaire. Ils soulageaient leur conscience de tous ces apéritifs et de ces repas trop riches en se retrouvant dans une salle de sport proche de leur bureau. La jeune femme ne soulevait pas autant de fonte que ses collègues mais elle donnait assez facilement le change. Ce jour-là elle battit en endurance Nicolas et leurs deux amis plaisantèrent sur le fait que force physique et virilité n’allaient pas forcément de paire. Ils se demandèrent à voix haute si, comme Samson, Aline avait sa force contenue dans ses cheveux.

« Encore heureux qu’il a ses cheveux, Alain, parce qu’il a pas l’air bien velu sinon » ricana Patrice.
« Bah, dis pas ça, l’est tellement pudique le bougre qu’il pourrait cacher une forêt vierge sur son torse qu’on en saurait rien. »

Nicolas observait en silence Aline, qui souriait aux plaisanteries de ses collègues. Il songea qu’en effet il n’avait jamais vu Alain seulement torse nu, il s’arrangeait toujours pour prendre sa douche avant ou après tout le monde. Son regard se posa sur la masse des cheveux retenus en une boule compacte et l’espace d’une seconde il les imagina se déroulant comme une cascade d’or fondu. Il ressentit une émotion violente qui l’effraya et s’éloigna rapidement pour continuer ses exercices et vider son esprit des images qui y flottaient encore.

L’heure tournait, Nicolas, Antoine et Patrice se dirigèrent vers les vestiaires. Aline traîna un peu comme à son habitude, prétextant une série d’abdominaux à finir. Elle attendit une quinzaine de minutes et passa à son tour dans les vestiaires des hommes. Elle pénétra dans une cabine de douche laissée libre et se déshabilla. Elle goûta avec plaisir la sensation de l’eau chaude qui soulageait son corps après l’effort et apprécia la fermeté de son corps sous ses mains. Aline libéra ses cheveux qui chatouillèrent le creux de ses reins avant que l’eau ne les plaque sur son dos. Elle se laissait bercer, les yeux fermés, par le bruit de l’eau quand elle entendit une porte claquer. Elle n’était plus seule et décida donc de rester sous la douche jusqu’à ce que l’intrus reparte. Après quelques minutes la jeune femme laissa l’eau s’arrêter. Quelques gouttes d’eau brisaient le silence en s’écrasant sur le sol carrelé. Aline retint son souffle mais rien ne troublait le calme du vestiaire désert ; elle se drapa dans une serviette. Elle pesta intérieurement car elle avait oublié de prendre une seconde serviette pour ses cheveux qu’elle essora entre ses mains. Enveloppée dans sa courte serviette, elle sortit de la cabine. Elle tenait une brosse à la main pour démêler ses longs cheveux et sous le coup de la surprise la laissa tomber quand elle se trouva nez à nez avec Nicolas.

Ils étaient face à face, muets. Nicolas ressentit la même émotion que dans la salle mais cette fois Alain était tout proche de lui, presque nu, et ses cheveux humides collaient à sa peau claire et y attiraient le regard. Aline ne s’était pas trouvée aussi peu vêtue devant un homme depuis très longtemps et l’attirance qu’elle éprouvait pour son collègue depuis leur rencontre ajoutait à son trouble. Elle se demanda fugacement si elle lui plaisait avant de se rappeler que pour lui elle était un collègue, un homme.

Nicolas ouvrit la bouche pour rompre ce silence gêné mais il ne trouva rien à dire, il venait de réaliser que son collègue portait haut sa serviette. Il n’osait croire que ses sens avaient découvert la vérité et que sa raison était restée aveugle face à l’évidence. Il tendit le bras et saisit la serviette qu’il tira lentement vers le bas.

Aline ne résista pas mais croisa par réflexe les bras devant sa poitrine. Nicolas prit ses poignets et baissa ses bras qui n’opposèrent aucune résistance. Aline était à demi nue face à lui, ses seins petits mais merveilleusement formés et ronds totalement découverts.

« Je m’appelle Aline » dit-elle, mais elle ne bougea pas. Nicolas retrouva alors la parole et raconta en un débit précipité ce qu’il avait ressenti pour elle sans savoir qui elle était vraiment, les questions qu’il s’était posé sur elle et sur lui-même et enfin sa décision de retourner dans les vestiaires pour en avoir le cœur net. Aline lui prit la main et lui sourit. Nicolas s’approcha d’elle au point de sentir la chaleur de son corps à travers le coton de sa chemise et l’embrassa. Il la poussa doucement en arrière et ils entrèrent à nouveau dans la cabine de douche où il se débarrassa de ses vêtements. Il plaqua Aline contre le mur et son corps pressa le bouton qui déclencha la douche. Leurs corps se frottaient et glissaient l’un contre l’autre sous l’eau chaude et la vapeur envahissait la cabine. Ils s’embrassèrent goulûment et léchèrent les gouttes qui perlaient sur le corps de l’autre. Aline posa une main sur l’épaule de Nicolas et leva une jambe qu’elle plaqua contre lui pour que leurs sexes soient plus proches encore. L’appel était clair et Nicolas le comprit bien, il passa sa main au creux du genou pour tenir plus fermement la jeune femme et d’un mouvement de rein précis il enfonça son sexe en elle.

La position était inconfortable mais l’excitation était la plus forte. Aline poussait un cri à chaque assaut de Nicolas mais l’eau couvrait le bruit et coulait sur sa langue. Nicolas tenait toujours sa jambe d’une main et de l’autre il avait saisi une poignée de ces longs cheveux. Il s’enfonçait en elle et à chaque coup de rein il tirait un peu plus ses cheveux, la jeune femme avait basculé la tête en arrière et offrait à Nicolas la vision de sa gorge lisse et de ses petits seins qui tressautaient en rythme. Nicolas lécha l’eau qui roulait sur cette claire poitrine et quand il sentit monter en lui la jouissance il entraîna Aline au sol. Couchée sur le dos dans l’eau chaude et fumante la jeune femme vit au-dessus d’elle le corps noueux et ruisselant de Nicolas. Il la pénétra à nouveau et passa les mains sous ses fesses pour la soulever légèrement et l’empaler plus profondément encore. Aline crut qu’elle allait s’évanouir quand elle connut l’orgasme, le premier de sa vie. Elle ne savait plus si elle criait ou pas et l’eau emporta sans qu’on les voie les larmes de plaisir qui roulèrent sur ses joues.

Quand Nicolas et Alain sortirent du vestiaire, ils remarquèrent immédiatement le regard soupçonneux de leurs collègues. Ils se séparèrent et rendez-vous fut pris pour une nouvelle séance sportive dès la semaine suivante.


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Edité par Blairote Publié le 09-01-2009
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