Sexo & Love - Jour de soldes

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Jour de soldes
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On est le 13 janvier. Elle n’est pas superstitieuse mais il ne se passe jamais rien de bon les 13 du mois. Il existe des hôtels où la chambre 13 n’existe pas, où l’on passe tout bonnement du 12 au 14. Pareil pour les places numérotées des avions. Le 13, tout le monde est sur ses gardes. C’est l’inconscient collectif, ça. Il a dû se passer quelque chose de vraiment horrible dans l’histoire de l’Humanité un 13 et depuis, on est pas tranquille.

Mais le 13 janvier, c’est aussi un jour de soldes, et les soldes, elle adore. Elle a mis sa tenue de guerre de fashionista : de bonnes chaussures pour les heures de piétinement, une jupe ample pour pouvoir essayer les pantalons sans perdre de temps et un petit pull qu’elle enlève et remet plus vite que son ombre. Elle a pris une journée de congé pour s’attaquer aux grands magasins. Quand elle passe le seuil du premier, elle est grisée par l’espace immense qui s’étend devant elle et au-dessus d’elle, sur cinq étages organisés comme de gigantesques mezzanines. Le brouhaha et les allers et venues des clientes lui font penser à une ruche pleine d’activité et elle se mêle au mouvement avec un sourire satisfait.

Plus d’une heure après elle est toujours là, à butiner tous les rayons sans avoir trouvé son bonheur. Elle a l’impression de connaître toutes les cabines d’essayage du magasin tant elle a essayé de vêtements. Elle va même voir les vêtements d’homme, certains tee-shirts pour adolescents à la mode sont tellement moulants et colorés qu’ils lui iraient très bien. Le vendeur la regarde passer, il n’y a pas beaucoup de clients pour lui aujourd’hui, les femmes font les soldes pour elles, par pour leurs fils ou leurs maris dirait-on, celle-là fait exception.
Elle s’arrête devant un tee-shirt bariolé. Elle réfléchit un instant avant de se décider à prendre une taille M et aller une fois de plus en cabine. Le vendeur se demande si la jeune femme sait qu’elle est au rayon homme. Le tee-shirt qu’elle va essayer, il l’a acheté pour lui et ne le trouve pas féminin du tout. Mû par le même réflexe que tous les vendeurs et les vendeuses du monde, il se rapproche de la cabine et après une minute il demande si « tout va bien ? ».

Elle ouvre un peu le rideau et regarde le vendeur, elle le trouve charmant, il est looké de la tête aux pieds. Il regarde la petite tête brune et la trouve charmante, il aperçoit un peu d’une épaule nue et ressent une attirance certaine. Elle lui dit que « non, ça ne va pas. On dirait un sac, il me faudrait la taille en dessous, en S. » et lui tend le tee-shirt qu’elle vient d’essayer.
Il ramène la taille demandée et passe son bras dans la cabine, il se retient d’y jeter un œil. Elle attrape le vêtement et une seconde après ouvre le rideau en soupirant. « Ça ne va pas du tout. J’aurais pas dû faire mes soldes un 13 du mois, c’est une malédiction, il n’y a rien qui me va ». Le vendeur ne dit rien tout d’abord, il ne peut pas quitter des yeux les formes de la jeune femme. Le tissu est tendu sur sa poitrine et on distingue la pointe des tétons. Il a envie de les caresser pour les voir tendre un peu plus le coton bariolé. Elle ne porte pas de soutien-gorge, il n’a qu’à passer sa main sous le tee-shirt et il sentira le poids et la douceur de son sein dans sa main. Elle l’entend dire que ce tee-shirt lui va très bien « comme qui dirait, mise en valeur ». Elle suit son regard et comprend, ça la fait rire mais elle répond qu’elle ne croit pas. Elle se tourne et ne prend pas la peine de tirer le rideau avant de retirer le tee-shirt. Elle sait que le vendeur la regarde et qu’elle lui plait, ça la console un peu de ces soldes ratées. Elle traîne avant de remettre son pull comme si elle avait oublié la présence du vendeur ; elle se frotte une épaule, cherche quelque chose dans son sac… Se demande s’il va finir par tenter quelque chose. Elle se tourne enfin face à lui et fait mine de tirer le rideau mais il l’arrête d’une main.

Il la rejoint dans la cabine et pose ses mains sur elle. Il la caresse comme il l’avait imaginé quelques minutes auparavant. Ils entendent les bruits du magasin et des clientes et de leurs souffles qui se mêlent. Ils savent qu’ils doivent faire vite, on peut les surprendre d’un instant à l’autre. Elle embrasse le vendeur, elle le touche, fait glisser ses mains le long de son dos. Ils sont excités, ils essayent de ne pas faire de bruit. Le vendeur soulève sa jupe puis il se met à genoux et fait descendre doucement la culotte de la jeune femme. Il saisit ses chevilles et lui fait comprendre qu’il veut qu’elle écarte les jambes. Il est toujours à genoux et approche son visage de ce sexe offert, il la lèche avec gourmandise. Il pétrit ses fesses et passe parfois un doigt entre les deux masses rondes et charnues jusqu’au sec trempé d’excitation et de salive. Elle se mord un doigt pour ne pas faire de bruit, gémit sourdement. Elle caresse les cheveux de cet homme qui lui donne du plaisir et quand il se relève elle l’embrasse avidement. Il ouvre son pantalon et exhibe sa verge dressée. Elle se penche pour lui rendre le plaisir qu’elle a ressenti mais il l’arrête.

Elle passe ses bras autour de son cou, il la soulève et elle entoure la taille du jeune homme avec ses jambes. Il guide sa verge et la pénètre doucement, il ne peut pas entrer profondément en elle et ne doit faire de geste brusque s’il veut rester en elle. Elle le sent enfin en elle et n’ose pas bouger de peur de perdre le précieux contact. Il la plaque contre le mur et donne de légers et rapides coups de reins. Elle retient son souffle pour savourer chaque sensation et ses ongles se plantent dans le cou de son amant. Il ne la regarde pas, il a le visage posé contre son épaule et son souffle est court et rapide, il a l’air concentré, il halète. Elle l’écoute respirer, elle respire sur le même rythme. Elle lui dit qu’elle va jouir, elle sent la chaude sensation de la jouissance monter en elle, elle ne peut plus taire son plaisir et elle pousse un cri bref et rauque d’animal sauvage quand le vendeur les coups de reins plus forts qui précèdent sa propre jouissance.

Ils restent un court moment enlacés, crispés. Ils se rhabillent. Le vendeur l’embrasse affectueusement et sort de la cabine.
Après quelques instants elle tire le rideau et s’en va. Elle ne prend pas le tee-shirt et sourit en pensant que c’est la première fois qu’elle n’achète rien pendant une journée de soldes. Elle se dit qu’elle reviendra quand même, pour voir.


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Edité par Blairote Publié le 13-01-2009
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Commentaires publiés

Ecrit par : josoleilnoir Le 15-01-2009 à 11:17
Très bien écrit bravo.
C'est très doux sans tomber dans le vulgaire.
Félicitation c'est le premier texte que je lis sur ce site qui soit aussi dense.

 
 
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