Maman - La bronchiolite, cette vilaine maladie des Bébés

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Bébé et la bronchiolite © Shutterstock
Bébé et la bronchiolite
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Nous sommes le 21 décembre de l’année 2001, vers les 18 heures c’est la panique à la maison, notre fils Kévin n’a que 6 mois à cette époque, il est fiévreux et rien n’y fait. Le traitement que notre médecin lui a prescrit n’est pas du tout efficace alors avec son papa, nous décidons d’aller aux urgences.

Nous sommes très inquiets et dans mes bras je peux sentir la chaleur et entendre les raclements de ses poumons. Arrivés à l’hôpital c’est rempli de monde comme à chaque fois, mais on nous dirige vers le service pédiatrie ; là un interne va nous recevoir rapidement, mais nous ne sommes pas convaincus qu’il soit la bonne personne pour s’occuper de notre bébé. Il a l’air d’être perdu lui aussi, sauf que nous, nous savons pourquoi nous sommes venus.

Bref ! Il ausculte notre fils et en conclut à une bronchiolite ; là nous sommes perdus à notre tour. C’est l’hospitalisation de suite, pas le choix et surtout nous n’avons pas envie de prendre de risque pour notre bébé.
Ils ont eu du mal à lui faire une prise de sang, ses petits bras bien dodus ne faisaient pas apparaître ses veines. Ils l’ont piqué au dessus des mains à 2 reprises et ils allaient recommencer à nouveau ; je ne supportais plus et mon mari était en colère, si bien qu’un moment on leur a dit d’arrêter.

On est venu nous chercher pour qu’une infirmière s’en occupe avant que le pédiatre vienne voir notre bébé ; elle l’a pris dans ses bras et tout s’est passé en douceur, notre petit bonhomme était tellement fatigué qu’il ne pleurait même plus.

Finalement il s’est endormi dans mes bras, pendant que l’on lui mettait des petits tuyaux pour qu’il respire mieux avec de l’oxygène. Nous sommes restés avec lui et après que le pédiatre soit venu l’ausculter, mon mari est rentré à la maison pour prendre des affaires et revenir aussi vite, il était à peu près 6 heures du matin. De voir notre poussin dormir et respirer avec des tuyaux ça nous rassurait quand même, mais rien n’était encore fait et ce qu’on allait nous dire ensuite a été un sacré choc.

Suite à la prise de sang on nous annonce qu’il ne fait pas une simple bronchiolite, mais qu’en plus il y a un foyer pulmonaire rétro cardiaque et que ce n’est pas simple. Donc imaginez nous à ce moment, j’avais l’impression que la terre s’écroulait sur nous. A ce moment précis j’aurais voulu mourir pour qu’il ne soit plus malade.

Nous étions abattus et complétement perdus ; le médecin nous a dit qu’il allait nous le remette vite sur pieds, mais qu’il fallait qu’il reste hospitalisé plusieurs jours. De toute façon il n’était pas question pour nous de rentrer à la maison avec notre fils malade.

Mon mari est reparti et je suis restée avec mon bébé. Toutes les 3 heures l’infirmière venait pour lui aspirer les glaires qui étaient collées autour des poumons et il avait des séances de kiné 2 fois par jour, afin de lui faire cracher un maximum, sous vantoline et tant d’autres médicaments qui lui injectaient au travers de la perfusion. L’état de santé de notre fils s’améliorait, mais ce n’était pas encore la forme non plus.

Ses 3 sœurs et son frère étaient venus le voir et personne n’avait envie de fêter Noël, ils étaient complètement bouleversés. Je suis divorcée de mon ex mari, si bien qu’ils étaient chez lui et aussi pour qu’ils ne restent pas seuls le jour du réveillon. Ils n’ont rien fait de spécial, car le premier Noël avec leur petit frère était gâché à cause de cette vilaine maladie.

Mon mari avait fait des courses et il avait mis les cadeaux au pied du sapin. Pour me faire plaisir il avait préparé la table pour nous deux avec des bougies et s’était occupé de tout.
Je suis rentrée à la maison en laissant mon fils aux infirmières et à des parents qui comme nous, avaient leur petite fille hospitalisée dans la même chambre que notre fils mais pour une gastro. Les liens entre parents se font et je savais que je pouvais partir confiante.

Arrivée chez nous et voyant la table mise, j’ai serré très fort mon mari et en voyant les cadeaux au sapin, je n’ai pu m’empêcher de pleurer. C’était beau, mais triste ce soir du réveillon et je n’avais qu’une seule envie c’était de repartir auprès de mon poussin, j’ai mangé un peu mais rien ne passait, alors nous sommes retournés à l’hôpital.

J’étais dans l’ascenseur et arrivée à l’étage j’entendais pleurer au loin, je savais que c’était mon fils que j’entendais. Le papa de la petite fille m’a dit qu’une infirmière lui avait donné à manger trop rapidement et qu’il avait vomis tout son repas. En fait il était tellement contrarié que je sois partie qu’il n’avait pas cessé de pleurer ; pourtant ça n’a duré qu’une toute petite heure. Là je ne l’ai plus quitté et son papa est resté avec nous ; ensuite il est rentré se reposer.

Nous sommes le 25 décembre, ça fait déjà 4 jours que nous sommes là et sa santé s’est améliorée. Il fait rire tout le monde et commence enfin à bouger et sourire de plus en plus. Il a faim et mange comme un ogre (purée, jambon, fromage et un dessert), le médecin a vraiment bien soigné notre fils et les infirmières ont été aux petits soins. Il va pouvoir enfin quitter son lit d’hôpital et rentrer avec nous à la maison. Mais il lui reste des séances de kiné à domicile et un traitement pour l’asthme.

Le 26 décembre 2001, lendemain de Noël, devant le sapin qui brillait, il y avait des tas de cadeaux à ouvrir, les enfants sont rentrés à la maison. Ils étaient heureux de revoir enfin leur petit frère, à tour de rôle c’était la distribution de câlins et de bisous. Ils ont ouvert leurs cadeaux et nous avons fêté notre Noël après tout le monde, car nous sommes soudés entre nous et les liens d’amour sont sacrés. Même si nous devenions riches, ça ne serait pas aussi fort que l’amour que nous avons dans notre cœur. Mes enfants sont toute ma vie et pour eux je donnerais la mienne sans hésiter.

Aujourd’hui, soit 6 ans après, notre Kévin est en bonne santé, il a refait des rhumes, des autres petites bronchiolites, des rhinos, mais jamais sans hospitalisation. Il était souvent malade et on voyait le docteur 4 à 6 fois dans le mois, alors nous avons décidé de partir vivre dans le sud et cela fait 3 ans que nous vivons ici à coté de Perpignan, depuis il est en très bonne santé, il n’a plus d’asthme et d’eczéma et pousse comme un champignon. Il a vu 1 fois le docteur pour un rhume qui est parti en 2 jours.

L’air de la mer et la montagne lui a été bénéfique, c'est le meilleur remède et ça continue à l’être.

Merci de m’avoir lu et je vous souhaite plein de santé pour vous tous et surtout pour vos enfants.


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Edité par Clochette66 Publié le 18-12-2008
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Commentaires publiés

Ecrit par : sebanddaisy Le 18-02-2009 à 15:48
Je viens de lire ton article, ça me fais tellement penser a mon petit mathis rehospitalisé la semaine derniere pour une bronchiolite, il est sorti hier, mais du coup il est sous ventilation pendant trois mois avec aerosol, j'en ai eu les larmes aux yeux, c vrai, que ça fais droiement peur, je l'ai vecu moi meme il y a 3 ans avec mon unique fils il avait 3 mois, ça a durer juqu'a ses 7 mois, des mois terrible, mais aujourd hui tout va bien, je te fais de gros bisou

Ecrit par : cricri1956 Le 09-02-2009 à 14:36
Oui très ému moi aussi maintenant tout va bien pour lui super bisou a ma faille et mon petit Kévin

Ecrit par : TataLily75 Le 09-02-2009 à 13:32
Tu m'as emu a un certain passage,beaucoup d'inquietude mais belle fin,et cela ne m'etonne pas que ton fils n'est plus de soucis de santé en étant partis dans le sud!comme quoi l'air est plus sain la bas!

bisous ma clo

 
 
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