Sexo & Love - La clinique

Agrandir l'image - La clinique © Shutterstock
La clinique © Shutterstock
La clinique
© Shutterstock

Sarah n’était pas complètement remise de sa soirée de la veille. Elle avait pris au saut du lit deux cachets contre la migraine et un comprimé de vitamine effervescent. Arrivée en retard au travail elle émergeait lentement en respirant son café noir.
La jeune femme travaillait comme secrétaire médicale dans une clinique réputée de la côte d’Azur. Elle avait vu défiler des célébrités, de la starlette en convalescence suite à une liposuccion un peu trop radicale au politicien au cœur épuisé par des mois de campagne électorale. Au début de l’été il y avait toujours moins de travail : les starlettes se faisaient prendre en photo par des paparazzi sur des plages de sable fin et les politiciens retrouvaient un peu d’intimité dans leurs résidences secondaires au fin fond de la campagne française. Sarah n’était pas trop sollicitée pour l’heure et pouvait faire bonne figure.

En début d’après-midi elle avait repris pleine possession de ses moyens et il n’y avait toujours rien à faire. Sarah commençait même à s’ennuyer, elle soupirait bruyamment juste pour entendre le son d’une voix, tournait sur elle-même sur son fauteuil à roulettes, vérifiait dix fois de suite ce qui se trouvait dans les poches de sa blouse blanche et s’était même lassée des jeux de cartes de son ordinateur. Elle finit par se lever pour se dégourdir les jambes et se retrouva bientôt dans les couloirs aux murs bleus délavés. Elle aimait l’odeur des désinfectants et les bruits quotidiens de la clinique ; un fond sonore de télévisions allumées dans presque toutes les chambres, le bruit des roulettes de chariot croulant sous les plateaux repas et le claquement sourd de ses talons sur le linoléum ciré.

« Madame, madame ! Excusez-moi… », la voix la sortit de sa rêverie et elle tourna la tête dans sa direction. Un homme se tenait dans l’embrasure d’une porte et s’adressait bien à elle. Il paraissait grand malgré sa position inconfortable ; à moitié penché, appuyé contré le mur, il était visiblement gêné. Sarah s’approcha et remarqua qu’il était assez bel homme, quelques cheveux grisonnants indiquaient qu’il avait une quarantaine d’années et la jeune femme lui trouva le charme d’un acteur américain. Il portait la robe de chambre fournie gracieusement par la clinique à ses patients mais sur lui, du fait de sa grande taille, elle paraissait ridiculement étriquée et cela ajoutait sans aucun doute à son embarras. Quand elle fut assez proche il agrippa son bras, l’entraîna dans sa chambre et pesa de tout son poids sur elle. « Pouvez-vous m’aider à aller jusqu’à mon lit, je suis bloqué par une terrible crampe… Je vous remercie ».

Sarah le soutint tant bien que mal et resta sans voix quand elle le vit défaire son peignoir et se coucher seulement vêtu d’un caleçon sur son lit. « J’ai eu de la chance de tomber sur vous, les kiné on ne les croise jamais dans les couloirs pourtant j’ai l’impression » et avec une grimace il ajouta en s’allongeant sur le ventre « la crampe m’a pris tout le bas du dos là, côté gauche ».
Sarah n’osait plus bouger ou dire un mot. Si elle avouait être une secrétaire en ballade dans les couloirs elle se ferait sûrement taper sur les doigts par son responsable mais se faire passer pour une kinésithérapeute, ça ne doit pas être bien légal… « Je sais que je ne suis pas un de vos patients attitrés mais faites une exception, promis, je ne dirais rien à vos collègues et ils ne pourront pas vous accuser d’avoir marché sur leurs plates-bandes… Et me laisser dans cet état, c’est de la non-assistance à personne en danger ! ». Le patient lança un sourire désarmant et charmeur à la fois à Sarah qui sentit toute résistance l’abandonner. « Après tout, une crampe, ça passera forcément, ça n’est pas comme si je devais lui remettre une vertèbre en place ! » se dit-elle en grimpant sur le lit avant de se mettre à califourchon sur l’homme.

Elle commença à masser le dos en admirant la fermeté des muscles qui roulaient sous ses doigts. Elle glissait la paume de ses mains de haut en bas pour réchauffer la peau nue et insistait sur les épaules avant de redescendre en appuyant du bout des doigts en de petits mouvements circulaires. Le patient respirait lentement et Sarah crut l’entendre pousser un discret soupir d’aise. Les mains de la jeune femme se posèrent plus bas, et ses poignets s’appuyaient parfois à la naissance de ses fesses qu’elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer rondes et fermes.

Seule avec cet homme inconnu, sous une identité qui n’était pas la sienne, elle se laissait aller à s’imaginer être réellement une autre femme ; aventureuse et libre, elle serait une femme sûre d’elle et de ses actes. Sarah imaginait un scénario fou dans lequel elle ôterait ses vêtements sans cesser son massage expert et une fois nue elle s’allongerait sur l’homme. Celui-ci, sous la chaleur de son corps ne pourrait retenir une pulsion de désir et se redresserait pour lui en démontrer la puissance.

La jeune femme n’avait plus conscience que son massage s’était transformé en caresses au fil de sa rêverie, elle avait les joues rosies par ce que son imagination lui avait montré. Le charme fut rompu et elle se trouva soudain prise de panique quand elle entendit l’homme lui demander qui elle était vraiment et dire qu’elle n’était pas kiné. « On se place toujours sur le côté pour masser, pas sur la personne. Et on ne caresse pas ».

Sarah était rapidement descendue du lit et l’homme qui s’était assis, l’observait en souriant légèrement. Elle songea qu’il n’a pas l’air fâché et se détendit, juste un peu. Il lui demanda d’approcher et elle s’exécuta en pensant qu’il voudrait un peu d’aide pour descendre du lit mais il passa juste une main dans son coup pour tirer à lui son visage. Il l’embrassa et elle entrouvrit les lèvres. Il sauta à bas du lit et, face à elle, la dominant de sa haute taille, prit son visage entre ses mains pour l’embrasser à nouveau.

Il était à présent tout contre elle, elle pouvait sentir l’odeur de sa peau et son le tissu de son caleçon son sexe qui commençait à gonfler. Il se détacha d’elle un instant pour ouvrir sa blouse qui tomba à terre, bientôt suivie par le reste des vêtements de Sarah.

L’homme enlaça la jeune femme et la fit s’allonger sur le sol. Elle frissonna au contact froid du linoléum. Quand il fit tomber à son tour son caleçon, Sarah vit que son sexe était gros et déjà dressé. Pressée de le sentir en elle, elle tendit la main vers lui et écarta les jambes. Elle le voulait vite sur elle et en elle.

L’homme vint au-dessus d’elle, et elle vit dans son regard qu’il ressentait la même chose. Il prit les chevilles de la jeune femme pour les poser sur ses épaules et quand il la pénétra un son long et grave sortit de sa gorge. Ils jouirent rapidement et il garda quelques instants une main sur le sein de la jeune femme, comme pour la retenir pour retenir la sensation de jouissance qui avait parcouru leurs corps.

Allongés sur le sol froid de cette chambre, ils se caressèrent doucement, le temps de reprendre leur souffle. Sarah se leva la première et commença à enfiler ses vêtements vivement, consciente que le temps avait dû passer bien vite et qu’on s’inquiéterait peut-être de son abandon de poste.

Quand elle voulut récupérer son soutien-gorge et son petit pull, elle fut incapable de mettre la main dessus. L’homme les tenait mais ne lui tendait que sa blouse.

« Mets ta blouse, tu récupéreras le reste ce soir, tu viendras les chercher. Nous aurons toute la nuit. En attendant, tu seras le fantasme personnifié de la femme qui ne porte rien sous sa blouse. » Il avait le même sourire charmeur qu’elle lui avait vu plus tôt et auquel elle ne pouvait résister. « Les hommes verront que tu ne portes rien, tu me raconteras tout ».

Sarah était devenue la femme qu’elle ne pensait pouvoir être qu’en imagination. Aventureuse et libre, sûre d’elle et de ses envies, elle ne s’était pas posé de questions et n’avait pas laissé le doute et la peur des remords la freiner.

Elle souriait en remontant le couloir, amusée de l’aventure et impatiente de la suite qui lui serait donnée le soir même. Elle sentait sa blouse sur ses seins dont les tétons durcissaient au contact du tissu, elle défit un bouton pour offrir aux regards un décolleté bien plus plongeant.

Arrivée dans son bureau toujours vide, elle s’assit dans son fauteuil à roulettes, fit un tour sur elle-même et se mit à rire : de son inconnu elle ne connaissait que le numéro de chambre.


Articles similaires :
- Le sexe "pas tout à fait conventionnel" acte II
- Le choix du partenaire serait guidé par le physique des parents
- Taille du pénis : êtes-vous dans la moyenne ?
- Les relations pansements, une thérapie comme une autre ?
- Mettre correctement son préservatif
Questions similaires :
- Peut-on devenir ami avec 1 homme qu'on aime encore éperdument ?
- Doit on crois a l\\\'amour
- En retard, mais quel est le dicton de ce jour ?
- Qu'est ce que tu apprécies le plus chez un homme ou une femme ?
- Quel sont les signe d'une attirance selons vous
Imprimer   Envoyer à un(e) ami(e)   Ajouter aux favoris
Edité par Blairote Publié le 06-01-2009
Voir la fiche de Blairote
Lui envoyer un message privé

Commentaires publiés


Aucun commentaire

 
 
Connexion
Mot de passe perdu ? Devenir membre !
Pourquoi devenir membre ?
Rédigez des articles et gagnez des Euros sur le site
Echangez vos Euros dans la boutique : plus de 100 cadeaux !
Echangez des messages privés avec les membres du site
Ajoutez vos articles préféré dans votre espace Favoris
Donnez votre avis en laissant des commentaires sur les articles