Sexo & Love - La nouvelle vie - Chapitre Un

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Une nouvelle vie
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Émilie était jeune et veuve.
Elle s’était mariée à peine majeure pour échapper à l’atmosphère pesante de sa famille. Elle était enfant unique et s’était toujours demandé si ses parents n’avaient pas eu d’autres enfants parce qu’ils ne les aimaient pas, ou au contraire parce que sa mère avait décidé de ne pas exposer un autre innocent à la violence paternelle.

Le père d’Émilie n’était jamais rentré saoul à la maison envoyant des coups d’ivrogne à torts et à travers sur les objets et sur les personnes, on ne l’avait jamais vu perdre la maitrise de lui-même. Il avait de ces colères froides qui glace le sang avant même qu’il n’ai à faire un geste et Émilie se rappelait des années après avoir quitté ses parents cette sensation de terreur et d’impuissance qu’elle comparait toujours à ce que devait ressentir un lapin prisonnier des phares d’une voiture, une seconde avant de se faire percuter.

Le père d’Émilie lui avait une fois expliqué que s’il ne la frappait pas de la main c’était pour qu’elle comprenne bien qu’il n’agissait pas sous le coup d’une émotion, que ça n’était pas personnel, et la baguette qu’il utilisait représentait l’Autorité, la Règle. Enfin, il cherchait à lui faire comprendre que ça n’était finalement que pour son bien.

Pour éviter que sa fille ne soit exposée aux sirènes de l’immoralité et de l’irresponsabilité, il lui interdisait toute sortie, tolérant tout juste qu’elle se déplace jusqu’au centre commercial voisin.
Émilie pensait qu’il voulait certainement se prendre pour Dieu.

A dix-sept ans elle rencontra Matthias. Il venait d’être embauché à la boulangerie et c’est lui qui lui servait son pain chaque matin.

Il était grand et souriant et de temps en temps il lui offrait une pâtisserie en déclarant qu’elle était sa plus jolie cliente.

Un jour, alors qu’elle lui tendait de la monnaie il lui saisit vivement la main avant demander « Je voudrais boire un verre avec toi, je te lâcherais pas la main avant que t’ai dit oui ». Surprise, terriblement consciente d’enfreindre toutes les règles mais sans réfléchir plus avant, elle accepta l’invitation.

Les matins suivants Émilie rencontra régulièrement Matthias, elle quittait la maison quelques minutes plus tôt, rentrait quelques minutes plus tard et réussissait à passer une petite demie-heure avec le jeune homme qui lui apportait son pain à la petite cafétéria du centre commercial.
Elle appréciait de sentir sa présence et quand il laissait sa main sur la sienne. Elle savait que ce qui lui plaisait en lui c’était cette différence d’avec son père, il n’évitait pas le contact avec elle et même il le recherchait. Elle ne savait pas si elle l’aimait mais elle ne pouvait plus se passer de son contact. Elle le laissait parfois l’embrasser et il en profitait toujours pour poser une main sur sa cuisse et la caresser doucement jusqu’à ce qu’elle le repousse.

Un matin il lui donna rendez-vous à la boulangerie, son patron était absent et il ne pouvait pas s’absenter. Émilie et lui se verraient dans l’arrière-boutique et ainsi il pourrait servir les éventuels clients. Matthias accueillit la jeune fille et l’entraina «regarde, je nous ai trouvé des chaises, tu ne te saliras pas» et dans un éclat de rire «que diraient tes parents en te retrouvant couverte de farine !».
Émilie s’assit sur la chaise et regarda autour d’elle, les sacs de farine s’entassaient dans un coin et l’air était chaud et sec… «Comme il doit être difficile d’y passer ses journées» pensa-t-elle.

Elle était perdue dans ses pensées quand Matthias colla ses lèvres sur les siennes et empoigna d’une main un se ses seins. Elle faillit basculer en arrière dans un réflexe de recul et Matthias profita de son déséquilibre pour la plaquer sur les sacs de farine. Il la maintenait dans cette position inconfortable et la couvrait de baisers entre deux déclarations passionnées. Une main avait ouvert le pantalon de la jeune fille et ses doigts, écartant ses lèvres, cherchaient à pénétrer le sexe déjà humide d’Émilie. Sentant la jeune fille se débattre Matthias se redressa «mais qu’est-ce que tu fais, je t’aime et je suis sûr que tu m’aimes.» Et montrant ses doigts luisants « tu as envie autant que moi. »

Émilie cessa de se débattre. Elle ne pouvait pas nier, elle avait envie de lui et la crainte que lui inspirait son père fut vite repoussée.

Matthias baissa d’un même mouvement le pantalon et la culotte de la jeune fille. Il dégagea lui-même vivement son sexe en érection et sans plus d’égards il la pénétra. Elle sentit la verge entrer au plus profond d’elle-même et serra les dents quand elle ressentit la brûlure du dépucelage. Il malaxait maladroitement ses seins et poussait une sorte de cri rauque à chacun de ses brusques coups de reins. Il jouit très rapidement. Quand il se releva et eut fini de se rajuster il jeta sans la regarder «dépêche-toi, tu vas être en retard chez toi».

Deux mois plus tard Émilie et Matthias se mariaient. La jeune fille n’avait plus ses règles et le scandale devait être évité.

Les semaines passèrent et il fut évident qu’Émilie n’était pas enceinte. Matthias lui fit une scène violente, il l’accusa de l’avoir piégé. La jeune femme ne se défendait pas, retrouvant face à son mari en colère les peurs de son enfance, paralysée comme elle l’était alors devant son père.

«Tu ne dis rien, tu ne te défends même pas, tu te crois maligne et plus forte. Tu te trompes, je vais te prouver qui est le plus fort ici et toi qui ne dis pas un mot, je vais te faire crier ma jolie ». Cette nuit-là il cria lui-aussi tant il prit du plaisir à lui faire ce qu’il n’avait jamais osé faire à aucune autre.
Matthias n’avait pas demandé à Émilie de se déshabiller et profitant du fait qu’elle porte une jupe, il l’avait simplement troussée. D’une main il avait baissé la culotte qui s’était enroulée quelques centimètres plus bas. Il avait saisi et écarté les fesses de sa femme pour contempler l’objet de son fantasme et introduit un doigt comme pour en tester l’élasticité. Émilie poussa un petit cri quand le gland fut entré en elle, ce qui ne fit qu’accroitre l’excitation de Matthias.

Le jeune homme jouissait vite et il ne put se contenir plus de quelques secondes quand il enfonçât sa verge dans le petit trou de sa femme. Émilie ne prenait pas de plaisir aux assauts répétés de son mari mais elle les accueillait toujours de bonne grâce, satisfaite toujours de constater qu’il ne pouvait pas réellement se détacher d’elle.

Les années qui suivirent furent mornes pour Émilie. Son mari semblait lui avoir pardonné et lui soufflait de nouveau des mots d’amour pendant leurs rapports mais il avait gardé cette façon brutale de la prendre. Pour Émilie le sexe était devenu un moment pénible à passer mais fort heureusement court et elle exécutait cette corvée comme une tâche ménagère particulièrement fastidieuse. Elle ne supportait plus la vue du corps de son mari et son contact physique provoquait en elle une vague de dégoût qui la laissait proche de la nausée.

Parfois, comme pour se laver du contact de son mari, elle se plongeait dans un bain chaud et parfumé et laissait ses mains courir sur son corps. Elle se réappropiait chaque parcelle de peau en la touchant légèrement et le plaisir qu’elle se procurait lui donnait l’impression de se purifier. Quand elle pinçait ses tétons et les faisait doucement rouler entre ses doigts elle glissait dans un plaisir qu’elle ne connaissait pas autrement ; et ses doigts excitaient longuement le sensible bouton avant d’entrer en elle. Sa respiration se faisait haletante. Elle s’enivrait de ces caresses que Matthias ne connaissait pas et atteignait l’orgasme en couvrant ses petits cris des clapotis de l’eau.

Quand, cinq ans plus tard, Matthias fut tué sur la route, Émilie songea qu’enfin elle n’aurait plus à supporter les mains et le sexe d’un homme. Elle redevenait maitresse de sa vie et décida de ne plus en gâcher une seconde.


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Edité par Blairote Publié le 18-11-2008
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