Maman - La plagiocéphalie : qu'est-ce que c'est ?

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Qu'est-ce que la plagiocéphalie
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Nous avons tous et toutes déjà croisé des enfants au crâne à la forme particulière. Les parents ne mettent un nom sur cette particularité que lorsqu'ils s'y trouvent confrontés.

Se posent alors les questions les plus évidentes : qu'est-ce que la plagiocéphalie ? Y a-t-il des risques pour la santé de mon enfant ? Comment peut évoluer cette plagiocéphalie et peut-on y remédier ?

Définition, origine et types de plagiocéphalies

Comme de nombreux termes médicaux, l'étymologie du mot plagiocéphalie est grecque, "plagios" signifiant "oblique" et "kephalê" signifiant "tête". On comprend alors aisément que c'est bien la forme du crâne qui est touchée. Au lieu d'avoir une courbure harmonieuse, le crâne a une face ou un côté plat.

Souvent, la forme du crâne du nouveau-né dépendra de la position de celui-ci dans le ventre maternel.

S'il a la tête en bas, reposant sur l'arrondi du bassin de la femme, son crâne aura une forme bien ronde. Par contre, un enfant en siège n'aura pas forcément un crâne modelé de cette façon.

Un autre facteur important sera l'accouchement : des forceps, une expulsion longue, peuvent allonger le crâne du nouveau-né en "pain de sucre".

On distingue deux types distincts de plagiocéphalies.

La première est la plagiocéphalie positionnelle.
Elle est également appelée plagiocéphalie posturale car elle concerne les enfants donc la posture, la position a un impact sur la forme du crâne.

Généralement elle touche les bébés qui dorment tournés toujours du même côté.

Son incidence est plus grande chez les garçons qui représentent 71% des cas et chez les jumeaux.

Cette plagiocéphalie est souvent associée à un torticolis congénital (37% des cas).

On note que l'incidence de cette plagiocéphalie a très fortement augmenté depuis le début des années 90, liée aux recommandations internationales de faire dormir les nouveaux-nés sur le dos pour éviter les morts subites du nourrisson.

La seconde est la plagiocéphalie sur craniosténose. A la naissance, le crâne d'un enfant est formé de plusieurs plaques osseuses indépendantes les unes des autres (uniquement reliées par des membranes souples appelées fontanelles), pour permettre au cerveau de se développer et grossir en ayant toute la place dont il a besoin.

Les plaques crâniennes se soudent en temps normal vers les 2 ans de l'enfant, et le crâne atteint alors sa forme définitive.

Cependant, il arrive que ces plaques se soudent et fusionnent bien plus tôt, c'est une plagiocéphalie par synostose (fusion), rencontrée sur un enfant pour 2000.
Cette fusion, ou suture, peut toucher une ou plusieurs plaques.

La plagiocéphalie par craniosténose est provoquée par la fermeture unilatérale de la suture coronale. Cette suture part de chaque côté du crâne jusqu'à son sommet (un peu comme un diadème).

Si elle se ferme d'un côté, ce côté restera plat alors que l'autre côté du crâne s'"étirera" normalement.

Du côté atteint, l'orbite remontera et la cloison nasale sera elle aussi déviée. Le visage est donc, comme le crâne, asymétrique.

D'autres fermetures prématurées des sutures crâniennes provoquent des déformations du crâne proches de la plagiocéphalie.

La trigonocéphalie se reconnait par la forme triangulaire du crâne.
La scaphocéphalie entraine un allongement exagéré du crâne vers l'arrière.
La brachycéphalie est caractérisée par un front plat, voire creusé et étiré vers le haut.
La pachycéphalie et l'oxycéphalie sont dues à différentes fermetures des sutures crâniennes.

Risques sur la santé de l'enfant

Dans la plupart des cas, la plagiocéphalie n'est qu'un désagrément esthétique, entrainant par exemple des déformations du visage (yeux exorbités, déviation du nez...). Cependant des soucis de santé plus ou moins graves peuvent toucher les enfants atteints.

Les troubles visuels sont fréquents.
La pression intra-crânienne élevée provoque une baisse de l'acuité visuelle : l'enfant voit moins bien, non parce qu'il a un problème aux yeux mais par un mécanisme cérébral inadéquat. Ce problème est appelé amblyopie.

De même, les enfants plagiocéphales ont assez souvent des strabismes, divergents ou convergents.

La pression intra-crânienne provoquera des céphalées, que le petit enfant ne pourra exprimer et il reviendra aux parents d'être à l'écoute de leur enfant pour son bien-être.

Cette hyperpression doit être surveillée car elle peut provoquer à terme la cécité voire un retard psycho-moteur.

Dans ce dernier cas, il faudra être vigilant les deux premières années de vie de l'enfant et vérifier ses acquisitions psychiques et motrices.

Souvent moins grave, la compression du cerveau peut malgré tout entraîner un retard à la parole, la marche ou un manque de concentration.

Solutions et traitements

Concernant la plagiocéphalie posturale, plusieurs astuces sont partagées entre parents.
Si l'enfant dort toujours sur le même côté, il conviendra de lui proposer des stimulations visuelles du côté opposé au côté plat de son crâne. On décalera un mobile sur le côté pour attirer son attention et le pousser à se tourner du "bon" côté.
On peut également surélever le matelas à gauche ou à droite pour inciter l'enfant à se tourner.
Le même principe sera appliqué partout où l'enfant reste longtemps le crâne appuyé : transat, siège auto...

Comme l'incidence de torticolis est très importante dans les cas de plagiocéphalies positionnelles, il sera recommandé de consulter un kinésithérapeute ou un ostéopathe.

Le port d'un casque (orthèse) est de plus en plus courant, cependant les spécialistes de santé ne s'accordent pas sur ses bienfaits ou son inutilité.

Si médecin et parents pensent que le port d'un casque s'avère nécessaire, rendez-vous sera pris avec un ergothérapeute pour réaliser un moulage du crâne qui durera environ trente minutes, chaque casque étant unique et adapté à l'enfant.

Le casque sera porté quasiment 24 heures sur 24 et des visites à l'ergothérapeute prévues toutes les deux à trois semaines.

Une seconde orthèse doit être réalisée dans un tiers des cas, le traitement durant en moyenne une douzaine de semaines.

Lorsque l'enfant est atteint de plagiocéphalie par craniosténose, les précédentes solutions ne sont pas applicables puisque le crâne n'est plus malléable.

La seule option qui reste est l'opération. Celle-ci ne doit être envisagée qu'avec l'aval de professionnels d'hôpitaux publics et les parents devront prendre le temps de la réflexion et garder à l'esprit que la malformation ne sera parfois qu'atténuée.

L'enfant, une fois opéré, restera hospitalisé une semaine environ.


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Edité par Blairote Publié le 14-08-2010
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