Bien-être & Forme - Le bon remède contre les douleurs et la fièvre

Agrandir l'image - Bien choisir ses médicaments © Shutterstock
Le bon remède contre les douleurs et la fièvre
Bien choisir ses médicaments
© Shutterstock

Tous les antalgiques et antifièvres ont leur particularité. Selon les maux dont nous souffrons, il est nécessaire de faire le bon choix.

Paracétamol, aspirine, ibuprofène... Voilà trois médicaments que nous utilisons couramment pour soulager nos soucis de santé ou faire baisser la fièvre.

En général, nous les achetons sans nous poser de questions car on croit les connaître.

D’ailleurs souvent, nous ne lisons plus les notices. Parfois même, on choisit le nom de marque, sans savoir de quelle molécule il s’agit.

Or, s’ils ont tous les mêmes indications : « Douleurs et fièvre », ces médicaments cachent des différences.

Il est important de les connaître pour vous soigner au mieux. Outre les contre-indications propres à chaque molécule et à chacune d’entre-nous, il est essentiel de lire les notices ou de vous renseigner auprès de votre pharmacien.

Le Paracétamol : en priorité pour sa bonne tolérance
Doliprane, Efferalgan, Dafalgan… et dans divers génériques, le paracétamol mérite que vous l’utilisiez en priorité, car il a l’avantage d’être bien toléré.

En particulier, il n’entraîne aucun désagrément sur le plan digestif. En outre, il a peu de contre-indications.

A préférer :


Pour toutes vos douleurs courantes : mal de tête, douleurs liées au rhumes et pour faire baisser la fièvre.

Si vous suivez des traitements au long cours : le paracétamol présente peu interactions avec d’autres médicaments, ce qui n’est généralement pas le cas des autres substances.

Si vous êtes enceinte ou allaitez : c’est le seul antalgique qui peut être employé pendant la grossesse, sans risque pour le bébé.

Pour lutter contre la fièvre et les petites douleurs chez vos enfants et adolescents.

A éviter :

Si vous avez des douleurs auxquelles s’associe souvent une inflammation : rage de dents, migraine, douleurs avec gonflement au niveau d’une articulation comme une entorse. Ce n’est pas alors l’antalgique le plus performant.
L’aspirine : attention si vous êtes fragile au niveau digestif !
Aspegic, Aspro, l’aspirine a longtemps été le seul anti-douleur facilement disponible.

Aujourd’hui, elle est moins consommée parce que l’on a d’autres choix. Son efficacité n’est pas remise en question, mais cette substance n’est pas toujours bien tolérée.

A préférer :

L’atout de l’aspirine est qu’elle a des propriétés anti-inflammatoires à doses élevées. Elle est donc davantage indiquée pour soulager vos maux de dents, vos souffrances articulaires, rhumatismales, avec inflammation, et des douleurs postopératoires modérées.

A éviter :

Si vous êtes fragile au niveau digestif : l’aspirine peut irriter la muqueuse digestive (ce risque est minimisé avec une prise en cours de repas, mais elle agit alors un peu moins vite), et elle peut provoquer des aigreurs, des brûlures ou douleurs, des nausées

Si vous ressentez ces symptômes, même une seule fois après en avoir pris, proscrivez-la.

Evitez aussi d’en prendre en cas d’antécédent d’ulcère et de gastrite, même guéris (risque de récidive).

Pour soulager vos règles douloureuses, d’autant plus si elles sont abondantes : l’aspirine risque d’accroître vos saignements.

Dans la semaine qui précède une extraction dentaire ou une intervention chirurgicale : elle peut augmenter le saignement, et faire courir un risque d’hémorragie.

Pour lutter contre une « gueule de bois » : l’alcool irrite déjà le tube digestif, et l’aspirine avalée après un repas arrosé peut générer des lésions telles que gastrique ou ulcère !

Durant une grossesse, évitez une consommation régulière, et n’en prenez plus du tout à partir du sixième mois (sauf prescription pour raison particulière).

Chez les enfants jusqu’à 16 ans, notamment en cas de fièvre lors d’infections virales, d’état grippal ainsi qu’en cas de varicelle.

Des cas de syndrome de Reye (atteinte des nerfs et du foie qui provoque des troubles de la conscience et des vomissements) ont été constatées.
L’ibuprofène : préférable dans certains cas
Cette molécule (Nurofen, spedifen, Advil, Brufe, divers génériques…) possède les mêmes vertus que l’aspirine : antidouleurs et anti-inflammatoires.

Elle lutte aussi contre la fièvre. Mais elle entraîne moins de désagréments digestifs comparée à l’aspirine et elle apparaît un peu plus puissante que les autres antalgiques.

A préférer :


Pour les douleurs avec inflammation et ou gonflement : douleurs d’entorse, de tendinite, mal de dos, douleurs rhumatismales, migraines, rage de dents...

Pour vos règles douloureuses : cette substances n’augmente pas les saignements.

A éviter :

Si vous avez un ulcère digestif en évolution ou des aigreurs d’estomac : s’il est mieux toléré, l’ibuprofène reste contre-indiqué dans ces cas-là.

Durant une grossesse sans l’avis de votre médecin, et à proscrire à partir du sixième mois. A éviter aussi durant l'allaitement.

Chez les enfants, pour traiter la fièvre lors d’une varicelle : ce médicament pourrait augmenter le risque d’infections graves de la peau.
La codéine : pour vos maux rebelles
Certains médicaments associent paracétamol ou aspirine avec de la codéine (Aspégic codéine, Codoliprane, Néo-codion…) : plus puissants, mais avec plus de risques d’effets indésirables (nausées, vertiges, somnolence…)

A préférer :

Pour vos douleurs qui résistent aux antalgiques classiques.

A éviter :

Si vous devez conduire ou utiliser une machine, à cause de possibles troubles de la vigilance.

Durant la grossesse et l’allaitement, sans le feu vert de votre médecin.
5 règles d’or !
Respectez à la lettre les dosages conseillés (en fonction du poids chez les enfants), et les intervalles de prises.

- N’attendez pas qu’une douleur devienne très forte pour prendre un antidouleur : il s’agit d’autant mieux qu’il est utilisé au plus tôt.

- En cas de douleurs chroniques, n’attendez pas qu’elles reviennent pour avaler votre remède : prenez-le à heures régulières pour une meilleure efficacité et pour éviter de souffrir.

- N’associez pas ou n’altérez pas différents antalgiques ou antifièvres : ce n’est pas plus efficace et cela majore le risque d’effets indésirables.

- Méfiance... Les médicaments utilisés en automédication (rhume, troubles digestifs…) contiennent souvent déjà du paracétamol, parfois de l’aspirine.

- Lisez les notices, car si vous prenez en plus des antalgiques, attention au surdosage (toxicité pour le foie) !

Articles similaires :
- Le stress pendant l'hiver
- Votre aromathérapie de poche à emporter partout
- Je dors bien grâce au Feng shui
- Le café, bon pour la santé ?
- 20 conseils pour être écolo dans son assiette !
Questions similaires :
- Quiz au féminin
- Quelle épilateur est mieux?
- Connaissez vous qq qui a une pile (pacemaker) pour le coeur ?
- Comment soulager une crise de foie?
- Pourquoi avons nous des crampes
Imprimer   Envoyer à un(e) ami(e)   Ajouter aux favoris
Edité par Lutwirl Publié le 03-12-2010
Voir la fiche de Lutwirl
Lui envoyer un message privé

Commentaires publiés


Aucun commentaire

 
 
Connexion
Mot de passe perdu ? Devenir membre !
Pourquoi devenir membre ?
Rédigez des articles et gagnez des Euros sur le site
Echangez vos Euros dans la boutique : plus de 100 cadeaux !
Echangez des messages privés avec les membres du site
Ajoutez vos articles préféré dans votre espace Favoris
Donnez votre avis en laissant des commentaires sur les articles