Sexo & Love - Les fantasmes de Joshua

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Il était une fois, dans la plus petite des maisons de ma résidence, un homme. Un homme louche dont on eût dit qu’il ne pouvait se payer ce taudis que grâce aux rançons de gens qu'il kidnappait.

C’était un homme froid et distant avec tout le voisinage. Les potins allaient alors bon train sur cet homme que je n'avais jamais rencontré, si différent du commun des mortels.

La maison avait appartenu à son père, Monsieur Fougeol, dont il avait hérité en même temps que celle-ci. Depuis décédé, le vieil homme avait vécu avec ce personnage sombre et taciturne.

Par un beau dimanche matin, je baladais mon chien dans la résidence dont la sombre maison de cet homme ternissait les alentours.

Notre résidence s’appelle Les Bois de Chênes. C’est un endroit paisible où les maisons sont entourées par une vaste forêt sauvage et néanmoins romantique.

Ce matin d’hiver était agréablement chaud, je courais après Jude ma chienne labrador croisée avec un berger allemand. Elle avait aperçu un chat et avait tiré si fort la laisse que j’en avais lâché le bout.

C’est donc à grande foulée que je courrai après ma bête sans voir que je m’étais engouffrée dans le parc arborant la petite maison remplie de lierre sauvage et légèrement décrépie.

Je ramassai la laisse de Jude et observai les alentours. De près la bicoque du père Fougeol, comme on la nommait, n’était pas si petite que ça.

A vrai dire, elle était plus haute que large et assez inquiétante pour décourager tout vendeur de porte à porte. Son parc n’était pas entretenu et les hautes herbes se mélangeaient aux ronces.

Des débris de verres étaient étalés sur le sol, certainement un restant de porte fenêtre. J’avais entendu dire que lorsque le père Fougeol mourut, son fils, Joshua, remit la maison en état.

A vrai dire, de dehors, la bâtisse semblait encore plus morne qu’avant. Le père Fougeol avait été un vieux fou, hurlant après les oiseaux mais assez généreux avec la communauté du quartier auquel il paya des lampadaires, des décorations de noël et des routes propres.

Notre résidence était un cul de sac donc la dernière maison se trouvait sous mes yeux à l’instant précis. Je reculai et trébuchai sur un bout de verre.

Assise par terre, je retirai le morceau planté dans la semelle de ma basket. Sur ce bout de verre, qui était aussi réfléchissant qu’un miroir, je pu scruter en détails mon visage.

Un sentiment de stupeur se lisait sur mes traits, à vrai dire je n’étais que très peu rassurée. Mes longues boucles blondes s’étaient collées sur mon front durant ma chute et mes grands yeux marrons de la teinte du chocolat fondu étaient écarquillés au possible.

Mon visage était pâle, on aurait dit un fantôme. C’est en bougeant le verre que je vis que je n’étais pas seule.

"Vous allez bien ?" me demanda l’homme qui courrait vers moi.

Je me redressai tant bien que mal et enlevai les ronces qui s’étaient piquées dans ma peau.

L’homme était un grand brun, plutôt bel homme. Il était vêtu d’une chemise ouverte, marron à carreaux donc les manches étaient remontées sur ses avant bras puissants et musclés.

Il portait un jeans délavé et des baskets assorties à son t-shirt, blanches. Une mèche de cheveux mi longs, brune, retombait sur son front.

Son sourire était amusé et il dévoila une large rangée de dents aussi blanches que mon teint. Le sien en revanche était halé naturellement. Je lui tendis la main, pour le saluer et ses grands yeux noisette s’élargirent d’étonnement.

"Vous me touchez sans avoir peur d’attraper ma maladie ?"demanda t’ il, étonné.
"Vous n’avez pas l’air malade", rétorquai-je, le bras toujours tendu.
"Je ne sais pas mais tous mes voisins pensent que je souffre de troubles mentaux qui m’empêchent de communiquer", dit-il, en prenant ma main avec vigueur.
"Vous vivez ici ?" demandai-je, sceptique.
"Je suis Joshua et c’est dans mon jardin même que nous sommes."

J’en restai sans voix, je n’avais jamais vu cet homme, venant à peine de m’installer dans le quartier. Pourtant je connaissais sa maison de réputation et avais entendu bon nombre de rumeurs sur lui. D’ailleurs, je le lui avouai sans gêne.

"Les rumeurs", dit il, dans un éclat de rire, "c’est pour ça qu’on appelle ça des rumeurs !
- En effet, vous ne paraissez ni vil, ni inquiétant", avouai-je en me sentant ridicule.
"- Je ne suis pas très branché voisinage, et tous les habitants de ce quartier mettent un point d’honneur à se fréquenter.
- J’avoue, je suis arrivée depuis peu et ils ne cessent de m’appeler pour des barbecues.
- Ils ont renoncé avec moi, ils me jugent trop sauvage", rigola t’il.
"Vous faites des travaux", demandai-je en désignant les morceaux de verres.
"On ne dirait pas n’est-ce pas ?"

Je ne sus quoi dire, il poursuivit donc.

"Disons que je ne suis pas porté sur le jardinage et l’apparence des choses m’est bien égale, ce qui compte c’est l’intérieur. Parfois l’extérieur semble attrayant pourtant l’intérieur est creux et sans intérêt."


Je ne sus pourquoi, mais je pris cette dernière remarque pour moi.
"Parfois le plus simple c’est de ne pas juger", dis-je avant de tourner les talons.
"Vous ne m’avez pas jugé ? Mademoiselle…
- Mademoiselle Jersey, Érine Jersey, et je ne peux pas vous juger, je ne vous connais pas.
- Alors entrez boire quelque chose et vous pourrez.
- De l’extérieur votre maison ressemble à la maison de la grand-mère du petit chaperon rouge, qui dit que grand-mère aux grandes dents ne m’attend pas dedans ?"

Il éclata d’un rire charmant, envoûtant et sensuel.
"- Grand-mère non ! Le loup pourquoi pas ?"

Je rigolais à mon tour mais pris le chemin inverse pour retourner chez moi. Mieux valait ne pas tenter le diable et cet homme, aussi charmant soit-il, je le sentais, pouvait vite me faire perdre la tête.

De retour chez moi, je passai mon dimanche à penser à lui. Aussi idiote que je sois, son rire, son visage, son sourire m’avaient envoûtée.

Peut-être la voisine disait elle vrai, c’était un sorcier qui attirait les jeunes femmes pour mieux les égorger. Je rigolai devant la stupidité de mes pensées.

Le lendemain matin, je trouvais en partant au travail, collé sur ma porte d’entrée, un petit mot.

"J’ai du faire, maison après maison, mais je vous ai finalement retrouvée. J’ai beaucoup pensé à vous et je me suis finalement dit que l’intérieur devait être aussi beau de l’extérieur. J’ai donc décidé de vous demander si vous vouliez passer boire un verre après votre travail. Je ne sors pas de chez moi et je vais même vous révéler un de mes si terribles secrets : je suis écrivain.
Après ce grand moment d'embarras, je vous attends donc chez moi ce soir, venez quand il vous plaira.
Ps : hier après votre visite, j’ai écrit toute la journée. Il semblerait bien que j’aie trouvé ma muse."


Mon cœur battait la chamade quand à 20h30, je tapais discrètement à sa porte. Joshua m’ouvrit avec un sourire éblouissant, des lunettes de vue encore sur le nez.

"Je ne savais pas si vous viendriez.
- Promettez de ne pas me manger et tout ira bien"
, dis-je pour le taquiner.

Il partit d’un de ces éclats de rire qui vous font rougir. Il s’écarta de la porte pour que je puisse entrer et à la vue de son intérieur, je faillis m’étouffer.

La grosse porte en chêne donnait sur un salon très chic d’où les ombres des flammes de la cheminée dansaient sur les murs en bois blanc.

Du parquet très sombre était posé partout et un gros tapis semblable à de la fourrure beige était étendu devant un canapé en velours rouge. Le tout était à la fois romantique et irréel.

"C’est magnifique !" commentai-je avec enthousiasme.
"- C’est vous qui rendez la pièce plus belle, et la cheminée un peu aussi."

Il me guida sur le canapé où nous décidâmes de nous tutoyer. Il avait 29 ans donc sensiblement proche de mes 27 ans. Nous discutâmes toute la soirée de sa vie, de la mienne.

Il habitait ici même si le quartier ne lui plaisait pas tellement car cette maison lui rappelait son père et l’aidait à écrire. Il était superstitieux et pensait que changer l’endroit où il avait écrit ses premiers romans lui apporterait la panne de l’écrivain.

Il était romantique et le peu de femmes qu’il avait connues s’étaient toujours jouées de lui. C’est lorsque nous abordâmes le thème de ses romans qu’il tilta, refusant de m’en dire plus.

"- Tu ne me connais pas encore assez pour que j’aborde ce sujet"
, répliqua t’il.
"- Je ne te jugerai pas !
- Tout le monde juge ce genre de roman.
- C’est romantique ?"
demandai-je curieuse.
"- Plus ou moins.
- C’est fantastique ?
- Parfois.
- C’est érotique ?
- Touché !"
rigola t’il.

Il m’expliqua que ses romans était des recueils de fantasmes. Tout le monde, selon lui, y trouvait son compte. J’insistai pour en lire au moins un passage.

Il me prit par la main et me guida dans la bibliothèque, un endroit chaleureux, tout de bois vêtu. Il prit sur la dernière étagère un épais livre dont la reliure était sombre. La couverture était en cuir noir et le titre « Les fantasmes de Joshua » me sauta aux yeux.

"- C’est tes fantasmes ?
- Pas tous"
, rigola t’ il. "Sinon, j’en aurais vraiment beaucoup. En fait beaucoup sont à moi, mais d’autres sont ceux de proches ou d’inconnus que je rencontre. Après j’y ajoute ma touche personnelle, un brin de magie, une touche de fantastique et le tour est joué.
- Cette maison ressemble de l’extérieur à un cauchemar et de l’intérieur à un château, elle doit beaucoup t’inspirer.
- En fait oui, elle est à la base de beaucoup d’histoires.
- Je peux ?
demandai-je en montrant le livre.

Il me le tendit en riant. J’ouvris une page au hasard et tombai sur un chapitre nommé « La dame de la forêt »,

J’en feuilletai quelques pages avant de sentir le souffle chaud de Joshua se poser dans ma nuque. Il m’embrassa délicatement, la bouche entre ouverte, faisant courir sa langue en même temps que ses baisers. Mon bas ventre se serra, une excitation jusqu’alors inconnu grimpa de mes pieds pour se loger dans mon entre-jambes.

"Tu voudrais réaliser un de fantasmes de ton livre ?"
demandai-je haletante.
"- A vrai dire, le hasard a bien fait les choses, le fantasme que tu as choisi correspond plutôt à notre situation." dit-il en m’embrassant.

Malgré ma voix que j’avais du mal à contrôler, je commençai à lire la nouvelle.

«La dame venait chaque nuit se balader dans le jardin de l’homme. Son corsage transparent laissait apparaître des tétons aussi rouges que des fraises. Il s’imaginait chaque nuit, en la regardant passer, qu’un jour il l’attraperait pour prendre entre ses dents, ces délicats morceaux de chairs, qu’il sucerait jusqu’à la jouissance. »

J’interrompis la lecture lorsqu’il passa sa main sur mon sexe pour l’effleurer encore et encore.
"Continue", chuchota t’il au creux de mon oreille.

J’avançai de quelques pages, n’en pouvant plus de désir.

« Lorsqu’elle passa ce soir là devant sa porte, il ouvrit et l’invita à entrer. Il l’emmena près de la cheminée où elle se baissa pour ramasser la fleur sauvage qu’elle venait de faire tomber. Malgré l’épaisseur de la robe, l’homme pu deviner les courbes sensuelles de la femme. Il s’avança pour la prendre par la taille et la serra dans ses bras. Elle se laissa aller contre lui en murmurant qu’elle attendait qu’il ouvre la porte depuis si longtemps. Il le cambra contre la cheminée et entreprit de remonter sa robe. »

Je poussai un cri de plaisir, me détachant de ma lecture, lorsqu’il mordilla mon sein. Il m’attrapa par la taille et m’emmena prés de la cheminée. Il remonta ma jupe, et me cambrai prés de la chaleur du feu.

« Il la cambra et fit passer deux doigts dans son intimité ».

Je me rendis compte que Joshua était en train de faire exactement ce qu’il décrivait dans son livre. Il se déshabilla et s’insinua en moi sans ménagement. Son sexe était épais et se frayait difficilement un chemin dans l’étroitesse de mon sexe.

Le plaisir se mélangeant à la douleur je hoquetai de bonheur. Il commença ses vas et viens quand je repris la lecture à haute voix.

« La jeune femme était étroite et humide, l’homme dut forcer pour pouvoir rentrer en elle et écarta l’intimité de la belle en poussant. Son sexe était si chaud, si gros qu’il élargissait la jeune femme pour pouvoir se mouler en elle ».

Sous l’excitation de la lecture et le plaisir que me donnait Joshua, je jouis avec une telle puissance que je griffais les murs. Mon bas ventre se serra et mon sexe convulsa, sentant la semence de Joshua se répandre dans le préservatif qu’il avait enfilé sans que je m’en rende compte.

Chaque soir après mon travail, je retrouve Joshua et nous donnons vie à une nouvelle histoire. Chaque soir, c’est en lisant ses romans que nous faisons l’amour et chaque week-end, nous nous rendons dans les lieux de ses fantasmes pour leur donner une réalité.


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Edité par Meya06 Publié le 16-08-2010
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Commentaires publiés

Ecrit par : LostHeart Le 09-10-2010 à 16:50
Pas mal comme histoire ^^ , par contre concernant votre quartier, il faudrait qu ils arretent de regarder desperate housewives

 
 
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