Maman - Mon accouchement en urgence par césarienne

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Accouchement en urgence © Shutterstock
Accouchement en urgence
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J'avais tout imaginé, tout..... sauf ça ! Récit de mon accouchement catastrophe par césarienne.

Mon petit bébé était apparemment bien au chaud dans mon ventre puisque il a bien tardé à montrer le bout de son nez.
Il a tellement tardé qu'on a dû me le déclencher 5 jours après la date prévue.

Les avantages c'est que je n'ai pas eu de départ en catastrophe pour la maternité, j'ai bien eu le temps de me préparer. Et quand je suis rentrée, je savais que j'en ressortirai avec mon bébé.

Entrée à la maternité le matin à 7h30. Là on me pose un monitoring pour vérifier si tout va bien puis une heure après on m'a posé une sorte de tampon appelé Propess que l'on m’a placé derrière le col de l 'utérus. Ce tampon dégage un gel favorisant la dilatation du col et les contractions.

Il est donc à peu près 8h30 du matin et jusque là tout va bien, l’attente a été longue mais je sais que cette fois on y est et je vais enfin voir mon bébé.

On me met en observation pendant 2h00 puis on me fait un nouveau monitoring, tout va bien. J’ai des toutes petites contractions que je ne sens même pas.

Vers 11h00 on me place dans ma chambre. Et j’attends, je suis plus que prête, je n’ai aucun signe que l’accouchement approche mais je patiente.

J’ai donc mangé, regardé un peu la télé et vers 16h00, la sage femme est revenue me faire un nouveau monitoring qui était toujours au même point mise à part le fait que je sentais un peu les contractions, mais sans plus. Là j’apprends que la maman qui avait était déclenchée en même temps que moi est en train d’accoucher. Je suis un peu désemparée, pourquoi pas moi ?
Mais je patiente toujours, de toute façon y a rien d’autre à faire.

Le soir arrive je mange mon 2e repas et c’était vraiment mauvais ! Alors mon homme est allé m’acheter un sandwich.
Vers 21h30 alors que je mangeais mon fameux sandwich je sens que quelque chose coule entre mes jambes, je cours aux toilettes et là je perds le bouchon muqueux.

Houra ! Il se passe enfin quelque chose mais je sais que ça n’est que le début. Là s’enchaîne le début de la perte des eaux (et franchement je ne m’attendais pas à ça, je croyais qu’on les perdait en début de travail une bonne fois pour toute mais non en fait on les perd petit à petit jusqu’à la fin de l’accouchement, à chaque contraction ça coule encore plus et c’est super liquide) et bien sûr les fameuses contractions, ouille ouille ouille ! On me retire le fameux tampon.

Et là c’est toujours la même histoire : la patience!
Vers minuit, j’avais de fortes contractions et elles commençaient à se rapprocher mais mon col ne s’était presque pas ouvert alors la sage femme m’a fait une injection pour calmer un peu la douleur et que je dorme un peu mais ça n’a pas fait effet longtemps.

A 2h00 reprise des contractions et de la douleur et vers 3h00 du matin mon col s’était un peu ouvert alors on m’a mise en salle d’accouchement.

Puis en route pour diverses perfusions, j’avais un peu l’impression d’être un cobaye. Je ne sais même plus exactement quel produit on m’a faire prendre. La sage femme me demande si je veux la péridurale, jusque là je savais pas mais je voyais mon homme qui avait de plus en plus peur et je savais que lui préférait que je la fasse car il ne voulait pas me voir souffrir, alors j’ai dit oui pour la péridurale et finalement heureusement.

La péridurale c’est-ce dont j’avais le plus peur et finalement les contractions sont tellement douloureuses qu’à côté l’aiguille c’est de la nioniotte, je ne m’en suis même pas rendu compte.

Il doit être à peu près 4h00 ou 4h30 du matin, la sage femme remesure l’ouverture de mon col mais ça n’a pas beaucoup avancé, va falloir attendre encore.

A ce moment là, je n’attends qu’une seule chose, j’ai hâte qu’on me dise de pousser mais ce moment n’est jamais arrivé.
6h00 du matin, le cœur du bébé commence à montrer signe de faiblesse, à chaque contraction il ralentit, on a presque l’impression qu’il s’arrête, j’ai vraiment peur.

On m’a alors débranché quelques perfusions, ma péridurale commençait à ne plus faire d’effet et on a posé une sonde sur la tête du bébé (je vous épargne les détails sur la pose de la sonde mais j’ai passé un sale quart d’heure) pour vérifier sa santé, ça avait l’air d’aller.

La sage femme a réactivé les perf et le cœur du bébé a recommencé à ralentir, le problème c’est que mon col n’était toujours pas assez ouvert et le bébé était placé très haut.

Vas y qu’on me redébranche ! J’avais envie d’envoyer balader tout le monde, mais c’était mon premier alors j’ai fait le bon petit soldat, j’ai fait tout ce qu’on m’a dit. J’étais prête à faire tout et n’importe quoi pour mon bébé.

Les docteurs et sages femmes m’ont tous examinés X fois pour chacun donner leur avis. On m’a fait mettre à quatre pattes, fait faire une sorte de gymnastique sur un gros ballon, tout ça avec les contractions qui se refaisaient de plus en plus intenses, et le pire c’est que ça n’a rien changé : ventre toujours trop haut et col toujours pas assez ouvert.

Le mot « césarienne » a commencé à faire son apparition. Je ne l’aurais pas imaginé mais ça m’a soulager d’entendre parler de césarienne, j’avais peur que mon bébé ne s’en sorte pas vivant.
Avant la césarienne ils ont quand même voulu retenter et on m’ a remis les perfusions et le cœur du bébé a ralentit de nouveau, j’avais envie de pleurer et de hurler, mais qu’est-ce qu’ils attendaient donc ?!

Là ça y est, ils décident de me mettre au bloc, mon homme ne peut pas m’accompagner, mais bon tant pis, le bébé va arriver et on a pas le choix.

Je croyais en avoir fini, raté! Au moment de l’incision j’avais l’impression de tout sentir, la fatigue sans doute (il était aux environs de 8h00 du matin, ça faisait donc plus de 24h00 que j’étais rentrée à la maternité) et je me suis mise à pleurer. J’en veux un peu aux docteurs qui n’ont pas su me rassurer et ont décidé de m’endormir en entier.

Mon plus grand regret est bien sur de ne pas avoir vécu un véritable accouchement, vu les circonstances je suis consciente que c’était trop risqué, mais surtout de n’avoir vu mon bébé qu’après mon réveil, c’est-à-dire au bout de 2h00.

Aujourd’hui j’ai un peu mieux digéré mon « accouchement » et surtout j’ai un magnifique petit garçon de presque 5 mois qui m’émerveille chaque jour, puis surtout c’est un tel bonheur d’être maman que ça fait tout oublier.


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Edité par Loliscrap Publié le 23-04-2008
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Commentaires publiés

Ecrit par : coalie Le 28-04-2008 à 14:23
Sacré récit !!!

Heureusement plus de peur que de mal (enfin façon de parler !). Ce qui compte c'est le résultat final !

C'est vrai qu'une césarienne, c'est contrariant, pourquoi Dame Nature ne veut-elle pas que je mette mon enfant au monde par voie basse comme jadis les femmes ont toujours fait ?
Ben quand il sagît du bien de l'enfant ou de la Maman faut mieu prendre des précautions !!! L'essentiel c'est que tout aille bien au final !

Félicitations pour ce ptit garçon !!!

 
 
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