Sexo & Love - Mr Marmotte - Deuxième partie

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Mr Marmotte
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Elisabeth était mal assise sur la chaise en bois, elle attendait le retour du policier qui l’auditionnait en jetant un œil distrait sur ce qui tenait lieu de décoration dans ce petit bureau. Les murs étaient jaunis par des années de tabagie, ici, quand les interrogatoires devenaient tendus on ignorait totalement la loi Evin. Il y avait une carte de la région punaisée au mur, deux ou trois cartes postales envoyées par les collègues en vacances et un calendrier digne du routier le plus libidineux où l’on voyait deux femmes nues, l’une passant vraisemblablement de la crème solaire sur les seins de l’autre.

La porte craqua sur ses gonds et le policier pénétra dans petite pièce. Il referma soigneusement la porte derrière lui et contourna le bureau pour se laisser tomber sur son fauteuil.

- « Bon, vous pouvez poursuivre.
- Bien sûr, mais je ne sais plus vraiment… Où en étais-je ? Ah oui, François. Quand je l’ai porté à ma bouche nous avons été interrompus. Quelqu’un tapait contre une des vitres, très fort. François s’est redressé, s’est rajusté tant bien que mal et est sorti de la voiture.
Il n’est pas revenu tout de suite et j’ai eu le temps de reprendre mes esprits. Je me suis rendue présentable et je suis sortie moi aussi. J’ai couru rejoindre mes amis. Je crois que finalement, j’étais soulagée qu’il ne se soit rien passé d’important avec ce type qui ne m’attirait pas du tout au bout du compte.

François nous a rejoint quelques minutes plus tard, l’air penaud et accompagné de Mr Marmotte. Ce dernier s’est assis à côté de moi et nous avons bavardé jusqu’à une heure avancée. La soirée était terminée, nous étions tous debout en train de nous dire au revoir. Mr Marmotte m’a fait la bise et a profité de cet instant pour me glisser à l’oreille que jamais il n’aurait laissé François aller plus loin avec moi et qu’il n’accepterait à l’avenir que je ne prenne du plaisir qu’avec lui. Il m’a observé pour voir l’effet de ses paroles et a salué une dernière fois le groupe avant de s’éclipser.

Mr Marmotte n’est pas un idiot, il est aussi très perspicace et il avait bien vu que je n’étais pas indifférente, mais je ne me serais jamais attendue à ce qu’il me fasse des avances… Et sa façon de les faire était très déroutante. Il n’avait même pas demandé mon numéro ou mon adresse. Je ressassais tout cela dans ma tête, couchée sur mon lit. Il faisait chaud et je ne supportais même pas le contact d’un drap sur moi. J’aurais voulu être sûre de le revoir mais cela n’était pas raisonnable, je ne le connaissais pas. La minute d’après je me disais que de toutes façons il ne saurait pas me retrouver et me retrouvais abattue.

Ne trouvant pas le sommeil, je me suis levée et je suis allée prendre une douche. L’eau tiède soulageait la fièvre de mon corps mais je repensais à ce qui s’était passé dans la voiture de François ; Ses mains, son sexe… Mr Marmotte avait frappé à la vitre, il avait probablement assisté à toute la scène. Bientôt dans mon imagination ce n’était plus François qui s’excitait sur moi mais Mr Marmotte. Il faisait durcir mes tétons du bout de la langue et levait sur moi son regard droit de séducteur sûr de lui.

Fermant les yeux sous ma douche, je me caressais en pensant à lui, mes mains étaient les siennes. Je ne me masturbais presque jamais à l’époque, je n’y trouvais qu’un plaisir moyen, mais cette fois fut différente. A force d’imagination je pouvais presque sentir sa peau et son souffle contre moi, j’ai pris la pomme de douche et je l’ai serrée entre mes cuisses. Les gouttes d’eau me chatouillait le sexe et j’augmentais le débit et la température. Les gouttelettes chaudes qui m’excitaient étaient comme autant de petits doigts qui se glissaient sur moi et en moi. J’approchais la pomme de douche un peu plus et commençais à me frotter avec. Le contact de cet objet chaud, mouillé et dur me donnait le vertige, je haletais plus rapidement à mesure que je sentais monter le plaisir. La force de la jouissance m’a pris toute mon énergie et je me suis laissée glisser. J’étais assise dans ma douche et j’ai laissé l’eau couler de longues minutes.

Une pensée m’est venue peu après : en quelque sorte Mr Marmotte avait eu raison, j’avais pris du plaisir que grâce à lui. »
Quelques coups tapés à la porte interrompirent Elisabeth. Un homme entra sans lui lancer un regard et déposa une pile de documents sur le bureau. Le policier qui buvait les paroles d’Elisabeth, contrarié de cette interruption, renvoya sans ménagement son collègue. Depuis le début de l’audition, la jeune femme stimulait beaucoup ses envies ; Il songeait qu’elle n’était pas mal faite et il l’imaginait dans toutes les situations qu’elle lui décrivait. Une première fois il avait dû quitter la pièce pour se soulager discrètement. A présent il se doutait qu’elle savait ce qu’elle provoquait en lui et il se renversa un peu plus sur son fauteuil, offrant au regard la bosse qui tendait le tissu de son pantalon. Elisabeth profita de cette pause pour boire un peu d’eau. Elle ne fut pas surprise de voir le policier bedonnant et affalé écarter un peu les jambes pour lui montrer son érection et l’ignora. Il lui fit signe de poursuivre son récit et ses yeux brillants de désir se fixèrent sur son décolleté.

- « Ce soir-là j’ai dormi comme une souche. Le lendemain je m’étais raisonnée, Mr Marmotte resterait de l’ordre du fantasme. J’enfilais un pull de laine fin et une jupe confortable qui me donnait presque l’allure d’une étudiante des années soixante-dix et qui reflétait bien mon état d’esprit ; revenir un peu sur terre, s’ancrer dans la réalité de la routine. J’étais persuadée qu’il ne voudrait ou ne pourrait pas me retrouver et que le seul moyen de le revoir serait de le croiser par hasard. Je vivais sur le campus, il n’y traînait jamais, ce hasard était très compromis. Bien entendu, la tête pleine de lui, j’avais l’impression de le voir partout et j’étais déçue tous les dix pas.

Je l’ai revu une semaine plus tard. J’étais en cours, il était dehors et m’observait par la fenêtre. Pour la première fois de ma vie, je voulais faire l’école buissonnière, je ne le quittais pas des yeux et quand il s’est finalement éloigné j’en ai eu le cœur serré. Vous savez, cette impression d’avoir laissé passer une chance qui ne se représentera pas… J’ai machinalement rassemblé mes affaires quand le cours fut terminé et je suis allée à la bibliothèque, c’est un réflexe de se réfugier dans les livres quand la vie est un peu décevante.

Nous n’étions pas en période d’examen, les étudiants n’étaient pas en révisions et ne se bousculaient pas entre les hautes étagères de bois sombre. Une quelconque association d’étudiants avait cru pouvoir rendre plus attirante en installant une sorte de petit salon de détente, avec tables basses et fauteuils clubs en skaï déchiré. Je me mettais en boule dans un fauteuil, mes jambes contre moi, et ouvrais un livre sur les sciences de l’éducation que je ne comptais pas vraiment lire.
Je ne devais pas avoir l’air vraiment absorbé dans mon gros bouquin rébarbatif car quelqu’un s’est installé dans un fauteuil à côté du mien et n’a pas hésité à m’adresser la parole, comme s’il ne pouvait me déranger.

En fait, comme s’il reprenait le fil d’une conversation jamais interrompue il me lança « Mr Marmotte n’est pas mon vrai nom, je m’appelle Frédéric ».


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Edité par Blairote Publié le 26-11-2008
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Commentaires publiés

Ecrit par : blairote Le 02-12-2008 à 12:51
Pas d'problème, la suite arrive... :o)

Ecrit par : polisson Le 02-12-2008 à 10:49
Oh non tu n'as pas le droit de t'arreter la je veux la suite!

 
 
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