Sexo & Love - Mr Marmotte - Première partie

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Mr Marmotte
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- « Bon allez, racontez-moi tout depuis le début »
- Depuis le début ? Mais ça remonte à loin tout ça, si on y réfléchit bien !
- Vous croyez que j’aurais fait flic si j’aimais pas écouter les histoires des gens ma p’tite dame ? »

Le policier éclata d’un rire gras et bon enfant, bascula en arrière sur son fauteuil pour s’installer plus confortablement et croisa les doigts sur son gros ventre qui s’échappait de sous sa chemise et laissait apparaître quelques poils bruns. Il passa un doigt sur sa moustache et se tut. Elisabeth soupira.

C’était à elle de parler. Elle se demandait par où commencer et comment elle, une mère de famille respectable, pouvait se retrouver au poste. Au moins, elle échappait à l’humiliation des menottes aux poings et du coup de fil à sa famille ; son mari devait subir le même interrogatoire gênant quelques mètres plus loin et le policier lui avait assuré que quand tout serait fini, ils repartiraient libres. Dix-neuf heures, les enfants devaient se demander où leurs parents étaient passés, quelle histoire !
- « Madame s’il-vous-plait… »
A nouveau la jeune femme soupira et ses épaules s’affaissèrent.

- « En réalité, tout cela remonte à quelques années. Une dizaine déjà. J’étais étudiante. Vous savez, j’étais très sérieuse, je ne ratais pas un cours à la Fac et je révisais avant les partiels. J’étudiais vraiment sérieusement. Je crois que mes amis me prenaient pour un rat de bibliothèque. J’adorais, j’adore toujours lire mais les étudiants vous savez, ils lisent deux ou trois livres à la mode ou pour se donner un genre contestataire mais ils ne sont pas souvent de vrais littéraires… C’est bien dommage d’ailleurs, j’ai toujours trouvé suffisamment dans les livres et chez les Classiques pour ne pas…
- Madame, venez-en aux faits.
- Oui, oui, excusez-moi. Il est très important que vous compreniez. J’étais vraiment absorbée par mes études, je sortais peu. Non je n’étais pas asociale mais je ne passais pas mes soirées dehors à boire et danser. Je sortais, je n’étais pas une nonne, mais peu. Mais passons, ça ne vous intéresse pas. Un des rares soirs où je suis sortie, j’ai rencontré un garçon. Et même si je ne suis pas fleur bleue, ça s’est passé comme dans beaucoup de romans : nous nous sommes plus immédiatement.
Mes amis et moi avions organisé sur le pouce un pique-nique, vin rouge, pain et fromage. C’était fin septembre, nous avions profité d’une superbe arrière-saison, il faisait très lourd et le soir la touffeur de l’air nous poussait hors de nos chambres d’étudiants.

Nous étions une petite dizaine je crois et je ne sais plus qui avait invité deux amis à lui à nous rejoindre.
L’un des deux était d’une vulgarité sans bornes. Vous savez, le genre de type qui enchaîne les blagues graveleuses et rit tout seul. Une plaie. Tenez, quand notre ami commun a présenté l’autre inconnu comme Monsieur Marmotte, nous avons tout de suite demandé d’où venait ce surnom. Et l’autre idiot a répondu en ricanant qu’il avait gagné ce surnom par analogie avec ces petits animaux qui se sentent le mieux dans un trou bien profond et bien chaud. »

Le policier s’esclaffa, sa face congestionnée vira au rouge et son éclat de rire fut interrompu par une quinte de toux et le regard froid d’Elisabeth.

- « Bref, il était terriblement grossier. Je ne pouvais imaginer que Mr Marmotte et lui soient amis et d’ailleurs il s’est avéré par la suite qu’ils ne l’étaient pas. J’aurais oublié depuis bien longtemps ce malotru s’il ne m’avait pas permis de faire plus ample connaissance avec Mr Marmotte.

Mr Marmotte n’était plus étudiant, il gagnait plus ou moins sa vie, il était très bohème. Malgré tout il avait le regard clair et franc de ceux qui savent ce qu’ils veulent, quel est le chemin à suivre, et qui le suivent vaille que vaille. Et, pour être toute à fait honnête, il aurait réveillé l’appétit sexuel de n’importe qui. Je vous assure, hommes et femmes étaient sous le charme et une de mes amies m’a franchement avoué avoir envie de lui sans même le reconnaître.

J’étais une jeune fille très sérieuse mais je partageais totalement ce sentiment.

Ceci étant, le pique-nique se déroula dans une atmosphère gaie, nous riions d’un rien, peut-être légèrement enivrés de vin et de chaleur. François qui était parmi les plus gris, se leva pour annoncer qu’en tant qu’invité surprise il ne s’était pas permis d’arriver les mains vides et qu’il avait apporté le dessert. Il m’a demandé de l’aider à le ramener, il était resté dans sa voiture. Je ne me suis pas méfiée, encore aujourd’hui je ne vois pas pourquoi je me serais méfiée. Nous sommes arrivés à sa voiture, garée pas très loin du groupe mais plus ou moins cachée par une haie de chênes. François à ouvert la portière arrière et m’a demandé d’attraper le sac posé sur la banquette pendant qu’il prenait je ne sais quoi dans le coffre. En réalité, il n’avait rien à prendre, il m’a poussée dans la voiture et a verrouillé la portière derrière lui.

Je crois qu’il ne savait pas vraiment ce qu’il faisait, il me regardait sans rien dire. Je lui ai dit de me laisser partir et là il s’est mis à débiter de sa voix pâteuse que je lui plaisais beaucoup, que j’avais l’air coincée comme ça mais qu’il était sûr que j’étais une gentille fille docile et pas bégueule au fond. Il s’est appuyé contre moi … »
Le policier s’était redressé et accoudé à son bureau, absorbé par le récit d’Elisabeth.

- « Continuez voyons.
- C’est que, c’est tellement gênant... Pourrais-je avoir un verre d’eau ? Merci. François parlait et parlait, il me disait des choses obscènes et il s’est serré contre moi. J’ai essayé de sortir mais la portière était fermée et là il a posé les mains sur moi pour me retenir. Quand il a vu que je ne pouvais pas fuir, il a laissé ses mains sur moi. Je ne savais pas comment réagir tout d’abord, et j’avoue que quand il a passé ses mains sous mon débardeur et qu’il a caressé mes tétons de ses pouces, je ne me suis pas débattue. Ça faisait très longtemps que je n’avais pas eu de flirt et ce contact m’a coupé le souffle. Mon corps a ressenti une vague d’excitation et je ne réfléchissais plus, je ne songeais qu’au plaisir. Ce type était sans intérêt mais ses doigts m’excitaient… C’est terriblement gênant. Je ne crois pas que…»
Le policier l’invita à poursuivre d’un signe de tête.

- « Il a continué à me toucher, il a relevé mon débardeur pour voir mes seins et a commencé à les lécher. Je fermais les yeux pour ne pas le regarder, je ne sentais que le contact de sa langue et de ses lèvres et c’était si bon… Il s’est arrêté un instant pour ouvrir son jean. Je l’ai regardé et il a sorti son sexe, il était plutôt fin et il n’était pas totalement en érection, sans doute à cause de l’alcool. Moi je ne voulais que mon plaisir, j’ai refermé les yeux. Il a saisi mes seins et a posé sa queue entre eux. Il s’est excité comme ça, en tenant serrés mes seins contre lui. Il s’est branlé en continuant de titiller mes tétons avec ses pouces. Il soufflait, il gémissait et moi j’étais toujours complètement excitée de sentir ce corps d’homme lourd contre moi.

J’ai ouvert un instant les yeux pour constater qu’il me fixait, concentré sur sa besogne. Son sexe avait gonflé et durci. Il allait et venait de plus en plus vite et tenait mes seins si fermement que je pensais qu'il resterait la marque de ses doigts pendant des jours. C’est à ce moment que j’ai pris sa queue dans mes mains. Je l’ai branlé en le regardant droit dans les yeux, pour qu’il sache que la position ne fait pas la domination. Je l’ai porté à mes lèvres ensuite… »

Le policier se leva pour prendre lui aussi un verre d’eau. Il but une gorgée, s’essuya la commissure des lèvres et la moustache. Il était rouge et visiblement troublé. Il s’excusa auprès d’Elisabeth et sortit rapidement de la pièce. Le pan de chemise qui sortait de son pantalon ne cachait pas la bosse qui prouvait son trouble. Elisabeth le suivit du regard et sourit.


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Edité par Blairote Publié le 24-11-2008
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Commentaires publiés

Ecrit par : blairote Le 29-11-2008 à 21:52
Merci :o)

Ecrit par : Cabalistique Le 29-11-2008 à 13:01
Une jolie écriture, c'est plaisant!

 
 
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