Sexo & Love - Quand les violences conjugales détruisent une famille

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Violence conjugales
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Tout a commencé un mois de septembre, mon téléphone sonne je décroche et c'est ma petite sœur en larmes au téléphone :

"Raphaël m'a frappée, il est parti.
- Quoi il t'a frappé comment ? Il t'a giflée ? Pourquoi ? Calme me-toi et explique-moi", répondis-je.
"Il m'a donné des coups de poing sur la tête et dans le dos, parce qu'il ne trouvait pas la télécommande du téléviseur !", répondit-elle dans ses larmes.

Tout en la calmant, je lui dis qu'avec le bébé qui allait arriver, il fallait qu'elle s'en aille, que c'est honteux de frapper une femme enceinte et je lui demande si je peux lui envoyer nos parents pour la prendre (ils vivent tous en Savoie et moi dans le Nord Pas de Calais).

Je raccroche, j'appelle ma mère qui me dit :
"Encore ! Mais il est fou ce mec !"

Apparemment, il aurait déjà levé la main sur ma sœur, mais quand ça n'arrive qu'une fois on se dit que c'est peut être un coup de colère (même si ça ne doit pas arriver) et on laisse couler.

Raphaël est un homme souriant, timide, très discret, avec un visage d'ange. Jamais personne n'aurait pu penser qu'il pourrait commettre quoi que soit de terrible.

Et pourtant, en allant porter plainte avec Julie, on apprend qu'il a déjà un casier judiciaire bien rempli. Malgré cela, les policiers arrivent à convaincre ma sœur de ne pas porter plainte, que ça allait s'arranger et qu'ils allaient former une bonne petite famille.

Julie décide de réfléchir et part dormir chez mes parents, ce qui rend Raphaël fou de rage. Il monte au chalet de mes parents et hurle, menace de mettre le feu.

Ma mère appelle la police, mais celle ci tardant à arriver et Raphaël tentant d'enfoncer la porte, mon père se met à la fenêtre avec son fusil pour l'en dissuader...

La police finit par arriver, mon père et Raphaël sont emmenés et là devinez quoi, la police saisit le fusil de chasse de mon père (qui je le précise n'a même pas tiré un coup en l'air), laisse repartir Raphaël alors que mon père doit passer la nuit au poste, ce n'est pas honteux ça ?

Bref, le lendemain Julie retourne au poste et là il la confronte à Raphaël.

Je ne sais pas trop ce qu'il s'est passé, mais elle est repartie avec et en passant devant mon père elle a baissé les yeux. Raphaël souriant comme un diable a fait un doigt d'honneur à mon père...

Pendant des mois, je fus la confidente de ma sœur. Elle m'appelait pendant des heures quand elle se faisait frapper et quand elle n'appelait pas je savais que tout allait bien.

Elle mit au monde 15 jours après mois une petite fille. On se racontait l'évolution de nos filles et pendant les vacances, on les emmena en PMI ensemble, comme si rien ne se passait, comme si il était normal que ma sœur se prenne des coups.

Tant que je réagissais ainsi, j'avais droit de parler à ma sœur et d'avoir de ces nouvelles.

On passa donc les vacances d'été à se voir ainsi mine de rien.

Puis l'hiver arriva. Je passais les vacances de Noël là-bas et tout se passait bien.

Julie passait le réveillon de Noël avec sa fille et Raphaël et devait nous retrouver le lendemain pour le faire ensemble chez mes parents, mais sans Raphaël (puisqu'entre temps, il a voulu étrangler mon père sur le parking du magasin où travail ma sœur alors que mes parents lui ramenaient leur petite fille qu'ils gardaient pendant que ma sœur bossait).

Bref, j'appelle ma sœur, pour savoir si il fallait venir la chercher ou si elle venait avec sa petite voiture sans permis et elle m'apprend alors qu'elle ne vient pas.

J'étais si déçue que j'essayais de négocier avec elle pour qu'elle le persuade de la laisser nous rejoindre.

Je me mets à pleurer et à parler plus fort, il lui arrache alors le téléphone des mains et me dit :

"T'as vu comment tu parles à ta sœur ?!"
Je ne peux m'empêcher de lui claquer :
"Quoi ? Comment je parle à ma sœur, je pleure ! C'est pas un mec qui la cogne qui va me faire la leçon !"

Et là, il a dit un truc qu'il n'aurait jamais du dire, il m'a menacée moi et mes enfants.

J'ai voulu porter plainte, mais le 25 décembre, il faut croire que la gendarmerie de Saint-Martin sur la Chambre (73) ne veut pas enregistrer de plainte et on me dit : "Ca ne sert à rien de porter plainte, ce n'est que de la paperasserie, au pire il risque une petite amende, mais si vous ne portez pas plainte on ira voir si votre sœur et sa fille vont bien et on vous rappelle."

J'accepte, on ne me rappelle pas et quand moi je rappelle comme par hasard, le gendarme concerné n'est jamais là.

J'écris donc au procureur et on me promet qu'une enquête sur la gendarmerie sera faite, mais rien concernant ma petite sœur et sa fille.

Ma sœur est certes majeure, mais leur fille étant mineure, je leur envoie les services sociaux en disant bien qu'il s'agit là de soupçons et non d'accusations (Raphaël ayant un bon avocat, j'assure mes arrières).

Et à ce jour, je n'ai plus de nouvelles de ma petite sœur et de sa fille.

Heureusement, maman l'a vus à son magasin et on sait donc qu'elle et Emmy vont bien, mais on en reste pas moins dégoutées de la justice !

Mon père à été convoqué devant un conciliateur à la demande de Raphaël, mais il a refusé tout arrangement. De plus, le "conciliateur" a eu le culot de dire "Mr L-Raphaël n'est pas une crapule il a juste des problèmes".

Pardonnez moi, mais je pense que les personnes qui ont des "problèmes", s'ils sont d'ordre psychiatriques, on les enferme et s'ils sont d'ordre chimiques (drogue ou alcool) on les envoie en cure, on n'attend pas qu'il ait tué femme et enfant pour réagir !

Je précise qu'à Douai, les hommes violents sont placés en foyer de SDF pour les faire réfléchir. Qu'attend-on pour généraliser ce progrès ?

Mesdames, sachez qu'un homme ne doit jamais lever la main sur une femme même avec une rose et qu'il y a toujours des gens qui seront là pour vous aider à vous sortir de la violence conjugale.

Ne coupez pas les ponts avec votre famille ou vos ami(e)s
, vous en souffririez et eux aussi.

Si c'est déjà fait, sachez que dans ces cas là il n'est jamais trop tard pour revenir en arrière.

Ma sœur, je serai toujours là pour le jour où tu ouvriras les yeux. Je t'accueillerai même chez moi avec ta fille et n'aurait pas peur des représailles.


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Edité par Acidenea Publié le 19-07-2010
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Commentaires publiés

Ecrit par : acidenea Le 19-08-2012 à 18:28
Coucou louloutine,
merci pour ton commentaire, aujourd'hui, elle ne me reparle pas, je la suis incognito via FB, mais je ne lui fais pas de demande d'ami, si elle m'en fait une j'accepterais, mais je lui laisse faire le premier pas pour une fois ;-)

Ecrit par : louloutine06 Le 06-10-2010 à 07:59
Coucou ma belle, ru m'avais parler de ta soeur je m'en souviens, tu m'avais demander "conseils" tu as très bien réagis tout au long de l'avancement de cet histoire, il faut te dire que tu n'y est pour rien si elle a coupée les ponts, elle non plus d'ailleurs elle est sous l'influence de ce "conard" excuse moi l'expression...

comment va t'elle au jourd'aujourd'hui ? la petite ? je tembrasse et te soutiens dans ton combat bisous tout plein pepette

 
 
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