Maman - Quand la première rentrée vire au cauchemar

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Première rentrée scolaire
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Combien de magazines ai-je pu lire sur la première rentrée scolaire de son enfant ? Combien de fois me suis-je posée la question de savoir si je n'allais pas trop pleurer ce jour là ? Et comment ma fille allait vivre cet événement ?

On nous dit tous que c'est un jour mémorable et une étape très importante, pour soi comme pour son enfant. Surement, mais j'aurais préféré que cette rentrée soit "mémorable" d'une autre façon...

Retour en arrière

Mois de mars. J'inscris ma fille à l'école de notre ville (Paris). Tout se passe bien, je rencontre la directrice et visite l'école. Une réunion de parents/instituteurs est prévue au mois de juin.

La vie nous réservant des imprévus, voilà que nous devons déménager... à Montreuil. Le hic, c'est qu'il faut attendre le mois de juin pour trouver un logement avec justificatif de domicile à l'appui.

Mois de juin. Re-inscription à l'école de ma fille à la mairie de Montreuil cette fois après avoir pris soin d'annuler son inscription à Paris.
Là, les choses commencent à se compliquer. L'employé de la mairie nous informe que l'école dans laquelle devrait aller notre fille est complète, par conséquent elle est sur liste d'attente... Il nous conseille de nous rendre de suite à l'école pour y rencontrer la directrice et lui expliquer la situation, ce que nous faisons illico.

Evidemment, nous sommes fin juin, il n'y a plus d'école mais un centre de loisirs et donc... plus de directrice. Nous rentrons bredouille, avec notre fiche d'inscription sur laquelle figure la mention "Pré-inscrite, sur liste d'attente".

Les vacances d'été passent et à la énième question "Alors elle va bientôt à l'école la petite ?", on répond "Oui oui normalement". Bizarrement, j'ai un mauvais pressentiment et je ne suis pas certaine que le lundi 5 septembre sera une très bonne journée.

Retour de vacances, autour du 20 août. Je téléphone, par acquis de conscience, à la mairie qui me renvoie de standard en standard. Je finis donc par téléphoner directement à l'école mais toujours pas de directrice. 2 mois de vacances, c'est vrai que ce n'est pas pas suffisant...

On me dit donc d'attendre le retour de la directrice... le 1er septembre. Ah oui ? Mais la rentrée c'est juste dans...4 jours. On me rassure en me disant que de toutes façons, ma fille aura une école. Ok alors, je ne m'inquiète pas.

Le 1er septembre, on joint la dite directrice. Le problème, c'est qu'elle tient le même discours que l'employé de la mairie le jour de l'inscription "L'école est complète". Il faut donc se tourner vers le service Petite Enfance de la mairie et voir où notre fille va aller.

Le service Petite Enfance, cette entité remplie de gens complètement incompétents qui préfèrent travailler dans la panique deux jours avant la rentrée plutôt que d'anticiper les problèmes et de faire son travail en temps et en heure.

L'avantage pour ceux qui y travaillent, c'est qu'ils ne font pas d'heures supplémentaires, même quand il y a de graves soucis. 8H30/12H - 14H/16H30, pas une minute de plus, pas une minute de moins. Alors oui, ils se font malmener par les parents en colère mais bon... ils pourront rentrer chez eux juste à temps pour prendre le gouter avec leurs enfants qui ont, eux, une place à l'école et au centre de loisirs !!!

Alors que je devais avoir une réponse en fin de semaine, parce que comme me l'avait dit l'employé du service "Bah oui quand même, la rentrée c'est lundi alors il vaut mieux que vous sachiez où emmener votre fille", rien, pas un seul coup de fil, un bon weekend s'annonce.

Dimanche soir, le journal télévisé évoque la rentrée qui a lieu le lendemain. Mon cœur se serre parce que je me dis que j'aimerais que ma fille fasse partie de ces nouveaux écoliers, tout apprêtés avec leur petit cartable tout neuf. Mais une rentrée, à l'heure actuelle, elle n'en aura pas.

5 septembre. Après une nuit difficile, pleine de stress à l'idée que ma fille n'ait pas d'école et que ses parents finissent par avoir des problèmes avec leur travail respectif, nous nous rendons à l'école "complète". Par chance, nous sommes les premiers parents des petites sections. Nous pouvons alors rencontrer la directrice rapidement mais elle nous informe qu'elle n'a pas de bonnes nouvelles pour nous.

Je me dis qu'elle va finir par craquer en voyant notre fille, qu'elle ne peut pas ne pas la prendre mais mon manque d'objectivité de mère ne marche pas et nous devons nous rendre à la mairie (encore elle) pour nous faire entendre.

Tous les stéréotypes sur les fonctionnaires et les employés administratifs remontent à la surface et nous n'avons soudain plus aucune pitié pour eux. Je m'imagine saccageant un bureau, insultant tous les employés, me faisant sortir par un vigile devant les yeux ahuris des autres personnes en attente d'un rendez-vous... quand soudain mon téléphone sonne.

C'est la directrice de l'école qui m'annonce qu'elle a un déménagement imprévu...une place est donc libérée pour ma fille. Je passe de la colère refoulée à un état de bonheur intense.. J'ai envie de sauter aux bras de chaque passant et de leur dire que ma fille a une école ! Eh oui, l'avantage avec les galères de ce genre, c'est que des choses qui ne sont censées nous apporter ni bonheur ni malheur peuvent prendre un tout autre sens et nous apporter une joie immense.

Oui je suis heureuse que ma fille ait sa place à l'école, que je puisse ré-envisager mon travail sans imaginer le pôle emploi au bout, que je puisse lui préparer avec plaisir son petit sac à dos et sa robe de rentrée. Eh oui je veux pleurer comme toutes les mamans en laissant mon enfant et non pleurer de rage contre cette foutue administration qui nous a bien donné du fil à retordre.

Nous sommes tranquilles pour un an, les inscriptions sont reconduites automatiquement. Bon courage pour les parents de l'année prochaine parce que malheureusement, rien n'aura changé.


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Edité par Delf_elleraconte Publié le 06-09-2011
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