Sexo & Love - Rencontre sur le campus

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Rencontre sur le campus © Shutterstock
Rencontre sur le campus
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J’ai rencontré Jack, un lundi de novembre.
Je ne l’avais jamais vu avant cette matinée où, dans le campus que nous fréquentions, je l’ai vu marcher nonchalamment vers sa voiture.

A l’époque, j’étais une fanatique de toutes ces voitures rutilantes et nerveuses. La sienne était le modèle que je rêvais de posséder.

Je sais ! Je ne suis pas une fille ordinaire. J’adore les voitures, les arts martiaux et les chips ! J’ai un caractère bien trempé, qu’on se le dise, celui ou celle qui cherche Jessie Cruz la trouve.

Et pourtant, alors que je me dirigeais vers la superbe automobile pour féliciter son possesseur, une grande blonde me coupa le chemin pour aller se nicher dans les bras du garçon qui avait LA voiture.

Elle s’agrippa à son cou en poussant des petits gémissements agaçants. Je crois que le seul mot qui m’est venu à l’esprit à ce moment précis, ce fut « Nunuche ! » La classique pintade manucurée qui sort tout juste de chez le coiffeur ! Le rêve de tout homme, le cauchemar de toute brune !

Oui, je suis brune, petite et disons… pulpeuse. Je ne vais pas vous mentir, je ne suis pas ultra maigre, comme ces filles dans les magasines. Non, j’ai des courbes généreuses et j’en suis très heureuse.

La fille qui était en train de s’asseoir dans la voiture de mes rêves, elle, était une grande asperge. Pas un gramme en trop, pas de seins mais la façon de se tenir de Paris Hilton.

Alors que je me rendis compte que je la fixai avec dégoût, son compagnon me regarda droit dans les yeux, un sourcil levé et un sourire espiègle aux lèvres.

Si j’avais été intéressée, je me serais dit que nous étions en train de partager une réelle connexion. Il voyait que je trouvais sa copine stupide et il était d’accord. Assez incroyable comme instant n’est-ce pas ?

Il ne dura pas bien longtemps car sa gentille petite blonde le héla en rigolant bêtement. Non, elle n’avait pas l’air d’apprécier la façon dont il m’avait regardée, et d’ailleurs le regard meurtrier qu’elle me lança avant de partir confirma mes doutes.

Je venais de me faire une ennemie ! Une de plus ! Depuis que j’ai renversé « accidentellement » mon projet en chimie sur Marie Degrange, je vérifie toujours mon sachet de cantine avant de manger. Elle serait assez mesquine pour m’avoir mis du poison dedans !

"Jessie ! Espèce de sale petite lâcheuse, tu n’es pas venue me dire bonjour ce matin, qu’est-ce qu'il s’est passé ?"


Et voilà comment le passé nous rattrape toujours. J’avais tenté de fuir Théo toute la journée et une minute d’inattention avait suffit pour qu’il m’attrape.

Nous avions passés la soirée ensemble la vieille, dans une fête que donnait mon cousin. Théo était un chic type, quoi qu’un peu collant. J’avais commis la grave erreur de m’assoupir contre lui pendant la fête et quelques heures plus tard, je m’étais réveillée, toujours contre lui, sauf qu’il caressait tendrement mes cheveux. Je sais ce que vous pensez les filles ! Quelle chance, un gentil garçon qui est si câlin. Détrompez vous, vous n’avez jamais vu Théo.

Il est vraiment gentil, mais il est aussi vraiment très laid. Je ne veux pas lui faire de peine et ruiner tous ces espoirs, mais ce qui s’était passé à la fête avait été une énorme erreur !

Ce matin, en arrivant en cours, ma meilleure amie Luce m’a déjà mise au courant des derniers ragots. Théo croit qu’on sort ensemble parce que je lui ai bavé dessus une partie de la nuit. Mais que voulez-vous ? Je suis ainsi, je m’endors aussi bien sur les moches que sur les beaux. Je ne suis pas difficile. Cela dit, j’aimais beaucoup Théo, mais en toute amitié.

"En fait….euh….Théo, je cherchais mes mots quand je vis la voiture du type de tout à l’heure se garer non loin de moi, la copine blonde en moins.
- Tu ? m’interrogea mon ami plein d’espoir.
- Y a mon mec qui m’attend, on se parle plus tard."

Je sais, c’était méchant, cruel et stupide, mais je n’avais trouvé rien d’autre pour échapper à ce coup du destin. Tout en me flageolant d’être une fille aussi mauvaise (si si, je le faisais) j’ouvris la portière du gars et m’assis dans sa voiture.

"Tais-toi, ne dis rien. Je m’appelle Jessie. Souris et fais semblant d’être content de me voir et après je m’en irais.
- Je m’appelle Jack mais j’ai peur de ne pas tout saisir
", me lança-t-il avec un sourire gêné.
"T’inquiète ! Lui là-bas, dis-je en désignant discrètement Théo de la tête, c’est le seul à devoir saisir."

Mon chauffeur me regarda amusé avant de démarrer.

"Hé ! Qu’est-ce que tu fais ? protestai-je. J’allais redescendre.
- Tant pis, je t’embarque. Faut que je passe chercher mon petit frère et je suis à la bourre.
- Et si j’étais une tarée, une tueuse en série ? Tu me transporterais comme ça !
- Et si tu étais montée dans la voiture dans fou dangereux, tu y as pensé à ça ?
- Je saurais me défendre, dis-je avec aplomb.
- Ah bon ? demanda-t-il moqueur.
- Tu as vu Jim le footballeur du club ?"


Il hocha la tête.
"
C’est moi qui lui ai refait le râtelier l’année dernière avant le match.
- Pourquoi ? me demanda-t-il surpris.
- Parce qu’il m’avait une main aux fesses, voilà pourquoi !
"

Il explosa de rire au point que la voiture faillit quitter la route.

"Il a raconté qu’il s’était fait ça en se battant dans un pub, dit-il en se tenant les côtes.
- Je sais, ça fait plus viril.
- Pourquoi tu n’as pas dit la vérité ? Tu serais devenue une héroïne !
- Je m’en fiche, l’important c’est qu’il n’a plus jamais recommencé depuis.
- Tu m’étonnes, gloussa-t-il.
- Comment ça se fait que je ne t’ai jamais vu sur le campus avant ?
- Moi non plus et pourtant tu es remarquable !
"

Je grimaçai et il interpréta ma mimique pour du dégoût à son encontre.

"Je ne voulais pas te vexer, c’était gentil.
- Tu peux me déposer où tu veux, lâchai-je glaciale, je marcherai pour retourner au campus et prendre mon bus.
- Je te propose mieux. Tu m’accompagnes chercher mon frère parce que je sens que la route va être amusante et ensuite je te ramène chez toi.
- Si tu veux, dis-je de façon nonchalante.
- Pourquoi tu es montée dans ma voiture si je insupporte ?
- Parce que je rêve d’avoir la même.
"

Il me lança un regard surpris mais ne fit aucun commentaire jusqu’à l’école de son frère.
Celui-ci devait avoir 12 ans et quand il grimpa à l’arrière, il me regarda bizarrement.

"Tu as changé de copine ? demanda-t-il à Jack.
- Non, c’est Jessie. Jessie, voici Léo.
- Salut Léo, dis-je enjouée.
- Ouais salut, marmonna ce dernier avant de regarder par la fenêtre.
- Tu habites vers où ? me demanda Jack.
- Dépose moi devant le centre commercial, je continuerai à pieds.
- Non, ne t’inquiète pas. Tu as l’air si fragile, je ne voudrais pas que tu te fasses agresser, rajouta-t-il espiègle.
"

Je lui tirai la langue et regardai par la fenêtre. Arrivés dans le chemin que je lui avais indiqué, j’ouvris la portière. Mais il me rappela.

" Oui ? demandai-je.
- Je t’aurais bien mis une main aux fesses mais…
- Essaie, je trouve ton nez trop fin. Il mériterait d’être plus plat, raillai-je."


Jack s’esclaffa et j’entendis même Léo, avant de sortir de la voiture, lui dire.

"Ben tu vois Jack, je la préfère mille fois à Tara."

Ainsi, elle s’appelait Tara. Nul doute que quand elle saurait que j’étais montée avec son copain, j’allais avoir de terribles ennuis !

Et quelques jours plus tard, ça ne loupa pas. Alors que j’arrivais à la fête du campus, elle se jeta littéralement sur moi.

"TOI ! tu te prends pour qui ?
- Jessie, enchantée, dis-je en passant devant elle sans la regarder.


Elle attrapa mon bras et je vis rouge. Ses ongles qui s’enfonçaient dans mon poignet me mirent en pétard immédiatement.

"Lâche moi", grognai-je menaçante.

Elle obtempéra et mit ses mains sur ses hanches.

"Tu as demandé à mon mec de te ramener, mais tu te prends pour qui ?
- C’est lui qui te l’a dit ?
- Non, c’est son petit frère. Il m’a dit que vous étiez très proches !
"

J’éclatai de rire. Léo avait beau être jeune, il n’en était pas moins malin. Il devait vraiment avoir envie de se débarrasser de sa tendre belle sœur.

"Et qu’en dit Jack ? demandai-je innocemment.
- Qu’il t’a juste ramenée ! Dis moi la vérité, tu louches sur mon mec ?
- Non, mais sur ton décolleté oui. Il est tellement plongeant que je me croirais dans les chutes du Niagara.


Elle croisa les bras sur sa poitrine, gênée.

"Tu as fini ?
- Dis moi la vérité, grogna-t-elle.
- Je rêve de ton mec toutes les nuits depuis ce jour là."

Je m’esclaffai comme une folle. Prise d’une irrémédiable crise de rire, j’attirai tous les regards autour de moi. Jack qui remarqua que sa copine était avec moi se rapprocha vivement.

"Tara, je t’avais dit de la laisser tranquille.
- T’inquiète pas pour elle, elle sait se défendre"
, lança la peste en me fusillant du regard.

En essuyant mes larmes de rire, je les quittai en saluant stupidement Tara.

Plus tard dans la soirée, alors que j’étais assisse sur un des canapés du salon de l’établissement, Jack vint s’asseoir à côté de moi.

Ca va ? lui demandai-je en le voyant se frotter le visage, fatigué.
- J’ai quitté Tara.
- Hum…


Que pouvais-je dire d’autre ? Bravo ?

"C’était devenu insupportable.
- La prochaine fois, choisis ta copine pour son cerveau, pas pour son physique. Ça t’évitera bien des déceptions.
- Tara n’était pas physiquement mon style. Au début, elle était adorable.
- Les joies de la vie de couple, ricanai-je amèrement car j’avais connu ça. On rencontre quelqu’un, on tombe amoureux et on se rend compte qu’il n’est pas du tout comme on le pensait.
- Comment savoir dans ce cas ?
- En faisant des erreurs, je suppose.
"

Je m’étonnais moi-même d’être si philosophe.

"J’en ai fait beaucoup, pourtant."

Je l’observais tandis qu’il fixait le vide. Il était grand, brun et terriblement sexy. Ses cheveux, méchés de roux étaient beaux et ses grands yeux caramel étaient carrément craquants.

Il portait un jeans et un tee-shirt beige à manches longues griffés. En l’observant un peu mieux, je pus deviner qu’il venait d’un milieu aisé. Il avait un visage d’aristocrate.

"Ça va aller Jack, dis-je en attrapant sa main, une de perdue… Tu sais ce qu’on dit.
"

Avant même que je ne puisse réagir, il m’embrassa. Je fis un bond et reculai précipitamment.

"Tu fais quoi là ? lui demandai-je ahurie.
- Je t’embrasse ? dit-il surpris.
- Pourquoi ?
- Euh… parce que j’en ai envie.
- Ok Jack, dis-je en me levant, on s’en rend compte tous les deux, je suis pas ton genre de fille. C’est la tristesse qui te fait agir comme ça et je ne suis pas un lot de consolation.
- Détrompe toi. Je ne suis pas triste. Et, tu es mon genre de fille.
- Tu déconnes Jack, m’exclamai-je.
- Excuse-moi, dit-il gêné, je n’avais pas compris. Je ne t’attire pas...
- Si ! Mais là n’est pas le problème. C’est trop tôt, tu viens juste de quitter Tara et...
"

Sans me laissait le temps de finir, il bondit sur ses pieds et s’éloigna de moi avec regrets.

Quinze jours passèrent sans que Jack ne revienne vers moi. Il m’évitait et cela m’embêtait. Je me sentais stupide d’éprouver des sentiments pour un garçon que je connaissais à peine. Pourtant, à chaque fois que je le voyais, mon cœur s’emballait, le traître !

Dans le campus, il y avait un bâtiment pour les filles et un pour les garçons. La journée, Tara nous surveillait comme le lait sur le feu et je n’avais pas envie qu’elle fasse brûler ma chambre pour avoir parlé à son ex.

Alors quand il fit nuit, je quittai discrètement mon bâtiment pour rejoindre celui des garçons. Comme je ne savais pas dans quelle chambre Jack dormait et que je préférais éviter le surveillant devant le bâtiment de peur de me faire renvoyer, je toquai à la première porte qui se dressa devant moi.

Un jeune homme endormi m’ouvrit en baillant. Quand il vit que j’étais une fille, et que je n’étais pas accompagnée par un surveillant, il écarquilla les yeux.

"Si tu te fais attraper dans ce bâtiment, tu vas avoir de sérieux ennuis.
- Ce n’est pas grave. Tu connais Jack, un gars brun, un brin bourgeois…
- Ouais, il est à l’étage au dessus. Chambre douze, c’est un pote à moi.
"

En le remerciant, je m’éloignai rapidement pour courir jusqu’à la chambre de Jack sans me faire attraper. Arrivée devant, je tapai discrètement pour ne pas réveiller tout le voisinage.

"Jessie ? demanda Jack à moitié endormi.
- Qui d’autre ? rétorquai-je levant les yeux au ciel et en rentrant dans sa chambre sans lui demander son avis.
- Entre...dit-il ironiquement.
- Pourquoi tu m’évites ? m’énervai-je."


Il se détourna de moi gêné, et alla s’asseoir sur le lit.
Alors ? m’impatientai-je.
- Je sais que je ne t’intéresse pas et je n’avais pas envie de me tromper encore une fois.
- Mais idiot ! Si seulement tu avais pris la peine de venir me parler, tu aurais su que tu te trompais.
- Je me trompais ? demanda-t-il surpris.
- C’était trop tôt, j’avais peur que tu ne m’embrasses que pour te consoler.
- Jamais je n’aurais fait ça, dit-il dégoûté.
- Comment est-ce que j’aurai pu le deviner.
"

Il m’observa en silence avant de m’embrasser délicatement. Cette fois-ci, je lui rendis son baiser. En fait, je lui rendis même avec une fougue nouvelle pour moi. Il s’allongea sur le lit et je montai à califourchon sur lui.

"Tu es sûr de toi ? lui demandai-je méfiante.
- Certain.
"

Il m’attrapa et me balança sur le lit pour se mettre sur moi. Il attrapa mes poignets et les coinça au dessus de ma tête.

Et toi Jessie, tu es sûre ?
- Oh oui…


Il m’embrassa encore et encore, jusqu’à ce que nos lèvres soient douloureuses. Nous fîmes l’amour avec passion, nos deux corps s’emboîtèrent avec délice dans une étreinte fougueuse. Sa peau, ses muscles, son parfum, j’étais au paradis...


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Edité par Meya06 Publié le 09-02-2011
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