Maman - Tout savoir sur la grossesse nerveuse

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Reconnaitre une grossesse nerveuse
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La grossesse nerveuse, toutes les femmes en ont entendu parler.

Hippocrate lui-même, dès 300 avant J.C, décrit 12 cas de grossesses nerveuses et la reine d'Angleterre Marie Tudor (1516-1558) fut sujette à ce trouble à plusieurs reprises.

Nombre de femmes en âge de procréer se sont déjà surement posées la question de savoir si elles en faisaient une, mais la "vraie" grossesse nerveuse où les symptômes s'enchainent reste très rare.

Avec la contraception, elle est d'ailleurs de moins en moins courante.

Aux U.S.A., dans les années 40, une femme sur 250 était touchée par le phénomène. Aujourd'hui l'occurrence est de 1 à 6 sur 22 000 femmes.

D'après les études, les plus touchées seraient les femmes très jeunes et les plus âgées, même si les cas rapportent des extrêmes, de 6 ans à 79 ans.

Il est intéressant de noter que l'expression "grossesse nerveuse" n'est pas un terme médical. L'expression pseudocyesis (qu'on pourrait traduire par "fausse conception") a été inventée en 1923 par le docteur John Mason Good. Ce terme n'est pas très usité en France mais se retrouve beaucoup dans les pays anglo-saxons.

Symptômes :

Les symptômes sont variables et on retrouve tous ceux d'une grossesse avec fécondation :

- prise de poids, ventre gonflé en premier lieu (60 à 90 % des cas)
- arrêt des menstruations (50 a 90 % des cas)
- nausées et vomissements
- seins sensibles ou douloureux
- parfois même des montées de lait

Dans les cas les plus extrêmes, certaines femmes sentiront les mouvements du "fœtus" et 1 % d'entre elles éprouveront par la suite les sensations d'un début de travail.

Causes :

Les causes ne sont pas très nombreuses, le phénomène étant lui-même très rare.

Elles peuvent être d'ordre :

1/ Psychique et regroupées sous le terme de "conflit émotif"

La femme éprouve un grand désir d'enfant, alors qu'elle ne peut raisonnablement pas se permettre d'être enceinte.

La réalisation de son envie est impossible pour des raisons d'âge (concerne alors les femmes proches de la ménopause), familiales (elle a déjà des enfants et la famille et il n'est pas prévue que la famille s'agrandisse) ou professionnelles (la femme démarre un nouveau travail ou au contraire ses ressources sont insuffisantes).

La femme peut aussi développer une grossesse nerveuse par peur d'avoir un enfant.

Son angoisse, voire sa phobie, sont de fortes émotions qui peuvent dérégler son hypothalamus. L'angoisse lui fera alors penser que ce sont les signes de la grossesse tant redoutée.
Les grossesses nerveuses de ce type touchent les femmes de tous âges.

Ces pulsions opposées mènent aux mêmes effets sur l'hypothalamus : les ordres envoyés aux ovaires sont interrompus, ceux-ci ne font plus leur travail, aboutissant à l'absence de règles.

C'est ce premier symptôme qui enracine l'auto-suggestion et ouvre la voie aux autres symptômes ordinaires d'une grossesse.

Les femmes fragiles, à l'environnement familial instable seront plus facilement confrontées à la pseudo-grossesse. Les femmes victimes d'inceste par exemple sont très représentées.

2/ Physique :
La femme fait face à un dérèglement hormonal, à une fatigue excessive qui ne donnent pas lieu a une grossesse nerveuse à proprement parler mais en donnent tous les signes physiques (prise de poids, aménorrhée...)

Traitement :

Une première consultation chez un médecin généraliste ou un échographiste pourra confirmer qu'il n'y a pas eu fécondation, donc pas de grossesse.

Cette visite stoppera le fantasme et cassera le cycle de ce phénomène qui s'auto-entretient.

La prise de sang ou l'échographie seront nécessaires : la littérature médicale anglo-saxonne affirme que 18 % des médecins confrontés à une grossesse nerveuse ne la détecteront pas et penseront à une vraie grossesse.

Dans un second temps il est conseillé à la femme de consulter un professionnel des troubles psychiques, comme un psychiatre qui pourra la faire travailler sur ses angoisses.


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Edité par Blairote Publié le 05-08-2010
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